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Heures supplémentaires à l’hôpital : début des négociations

Aujourd’hui, annonce Le Figaro (page 18) la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, ouvre avec les syndicats de praticiens hospitaliers la concertation sur les heures supplémentaires et les comptes épargne-temps à l’hôpital. "Il est temps car la grogne monte", juge le quotidien.

En effet, comme le confirme Le Parisien/Aujourd’hui (page 6), "après les urgentistes et les anesthésistes-réanimateurs, la grève des gardes et des astreintes, bien que symbolique pour le moment, pourrait bien se généraliser dans les prochains jours à l’ensemble des médecins hospitaliers".

A l’origine du conflit, explique L’Humanité (page 5), figurent l’accumulation de journées impayées, une pénibilité non reconnue et un réel manque d’effectif. Dans l’ensemble des établissements, les salariés de l’hôpital ont accumulé près de 23 millions d’heures supplémentaires qui n’ont jamais été honorées. Inscrites sur des comptes épargne-temps (CET), ces heures s’ajoutent à 3,5 millions de jours non payés. Soit une créance de 900 millions d’euros selon les estimations du ministère de la Santé.

D’après La Tribune (page 29), le ministère pourrait "s’appuyer" sur le Fonds pour l’emploi hospitalier (FEH) afin de financer ces "monétarisations". Forte de plus de 400 millions d’euros, cette réserve pourrait être complétée par la provision de 324 millions d’euros accumulée en 2006 par les hôpitaux. Toutefois, "plutôt que de payer tous les jours de RTT", une autre solution consisterait à faire partir les salariés plus tôt en retraite.

Pour la présidente du syndicat de médecins INPH, Rachel Bocher, interrogée par Le Parisien/Aujourd’hui, "outre la question de savoir comment le ministère, qui n’a pas assez d’argent, va nous payer les jours de congés en retard, celle de l’attractivité des hôpitaux se pose".

En raison d’"une permanence de soins contraignante et d’une rémunération inférieure de 30% à celle d’un médecin dans le privé", les jeunes diplômés en médecine ne sont pas motivés par l’hôpital public. D’où la nécessité de "revoir la copie sur les salaires, sur le paiement des gardes et des astreintes", conclut la Dre Rachel Bocher. La possibilité de s’orienter vers la recherche ou l’enseignement fait partie des options mises en avant par les syndicats de médecins.

Les représentants des autres professions seront reçus demain par Roselyne Bachelot, indiquent Les Echos (page 3). Ils devraient s’allier aux médecins pour la journée "hôpital mort" envisagée pour le 24 janvier prochain.

A lire aussi dans la presse - Téléphone portable : attention danger ?

A l’appui d’une étude baptisée "Interphone", Les Echos (page 13) confirment certaines inquiétudes : le portable ne serait pas sans danger pour la santé. Les premiers résultats de cette enquête internationale publiés en décembre, ont poussé les spécialistes et les pouvoirs publics à activer le principe de précaution.

Les épidémiologistes internationaux ont en effet observé des corrélations entre certains cancers et les pratiques téléphoniques. L’intensité de l’usage, la durée des appels, l’ancienneté de l’usage, l’utilisation des kits mains libres ou d’autres paramètres liés à la localisation ont ainsi été mis en vis-à-vis à quatre types de cancers.

Globalement, un usage intensif du portable expose le cerveau du sujet à un risque relatif "supérieur" de cancer. Une tendance déjà signalée par une étude israélienne qui avait comparé plus de 402 cas de cancers bénins et 58 autres malins, rapportent Les Echos.

Selon la présidente du conseil scientifique de la fondation de recherche "santé et radiofréquence", les chiffres de cancer du cerveau ont montré "un excès de tumeur du côté du téléphone. On note aussi un excès dans les zones rurales, là où les téléphones doivent émettre avec le plus de puissance pour trouver les antennes relais".

Même si la dangerosité est assez légère par rapport aux dangers du tabac ou de l’amiante, les experts recommandent un usage modéré des téléphones mobiles, surtout chez les enfants.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)