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Hépatite C, le dépistage sauve des vies

Près de 600.000 personnes sont infectées par le virus de l'hépatite C en France. Mais la moitié d'entre elles l'ignorent. Actuellement, il n'existe aucun vaccin pour s'en protéger. Seul le dépistage des personnes à risque permet de pouvoir bénéficier, si besoin, d'un traitement efficace.

Vous avez un tatouage ou un piercing ? Vous avez subi une intervention chirurgicale, des examens médicaux lourds comme une endoscopie, ou encore une transfusion avant 1992 ? Vous êtes usager de drogues ou ancien toxicomane ? Vous avez suivi une séance d'acupuncture ou de mésothérapie sans savoir si le matériel utilisé était bien à usage unique ? Une personne de votre entourage familial est infectée par le virus de l'hépatite C (VHC) ? Si vous répondez positivement à l'une de ces questions, faites-vous dépister ! Vous faites, en effet, partie des personnes à risque. On estime actuellement que 600 000 personnes sont infectées par le VHC en France dont la moitié l'ignorent. Contrairement à l'hépatite B qui est une maladie sexuellement transmissible, la contamination par le VHC se fait essentiellement par voie sanguine. Si pour l'hépatite B, la prévention passe par la vaccination, il n'existe, en revanche, toujours pas de vaccin pour prévenir l'hépatite C.

Silencieuse et tueuse

L'hépatite C évolue parfois pendant plus de vingt ans sans le moindre symptôme. Elle est souvent diagnostiquée en raison d'une augmentation inexpliquée des transaminases (enzymes du foie) ou d'une fatigue chronique. Mais il n'est pas rare qu'elle soit découverte fortuitement, à l'occasion d'un don du sang, lors du dépistage systématique effectué par les centres de transfusion sanguine. C'est le cas de François contaminé, à son insu, bien avant 1992. "Je suis hémophile. En 1996, j'ai eu besoin d'une transfusion de facteur coagulant suite à un accident. A cette occasion, le centre de transfusion sanguine m'a proposé un dépistage de l'hépatite C. C'est ainsi que j'ai appris que j'étais contaminé par le VHC depuis plus de vingt ans. Sans cet accident, je serai peut-être passé à côté du dépistage et du traitement qui m'a sauvé la vie."

Loin d'être anodine, l'hépatite C peut être responsable de cirrhoses et de cancers du foie. "En 2001, cette maladie a tué 2.646 personnes en France", comme en témoignent les résultats d'une récente étude soutenue par l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) réalisée conjointement par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'Institut national de veille sanitaire (INVS) : "73% des sujets décédés d'une hépatite C présentaient une cirrhose et 25% un cancer du foie consécutif à une cirrhose." Des chiffres qui rappellent la gravité de cette infection virale pour laquelle il existe néanmoins un traitement efficace. Composé de deux médicaments différents (interféron et ribavirine), il permet de guérir un malade sur deux. Un argument de poids en faveur du dépistage !