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Hépatite B : trop de porteurs qui l’ignorent

Puisque la France compte actuellement un nombre élevé de porteurs de l'hépatite B qui l'ignorent, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de prendre le dossier en main. Objectif : permettre de les identifier à l'aide de "tests rapides d'orientation diagnostique (Trod)".

Actuellement, précise Libération, plus de la moitié des 280.000 personnes qui seraient a priori atteintes par ce virus n'en ont nullement conscience, faute de signes extérieurs apparents. Or, l'hépatite B, qui se transmet par voies sexuelle et sanguine, peut parfois provoquer des hépatites fulminantes dont certaines sont mortelles.

Les Trod permettraient de contenir la transmission à la manière de ceux qui existent pour le sida ou l'hépatite C. Selon la HAS, qui a rendu public le lundi 25 juillet 2016 un avis préconisant leur utilisation, le Trod est "un test d’utilisation simple qui permet d’atteindre des populations particulièrement exposées, insuffisamment dépistées ou éloignées des structures de soins".

Dans la pratique, il suffit d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt pour établir un premier diagnostic. Les tests peuvent donc être réalisés hors cadre médical, par exemple par le biais de structures associatives ou médico-sociales, autrement dit, écrit le journaliste de Libération, Eric Favereau, dans des lieux "qui agissent au plus près des personnes à risque".

Puisqu'il existe un Trod pour chacun des virus, le mieux consiste à jumeler le dépistage de l'hépatite B avec ceux du sida et des hépatites C, estime la HAS. Selon elle, en effet, les populations qui en sont porteuses "sont souvent coinfectées par plusieurs de ces virus et ont en commun certains facteurs de risque de contamination, par voie sanguine et sexuelle."

Le recours aux Trod ne doit cependant pas exclure un dépistage plus approfondi, prévient la Haute Autorité de santé. "C’est un outil complémentaire au test sanguin classique, utilisable pour toucher des populations à risque insuffisamment dépistées, prévient-elle. En cas de résultat positif, le résultat devra être confirmé par un test sanguin classique."

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)