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Hausse du prix des cigarettes : premiers effets

Les livraisons de cigarettes dans les bureaux de tabac ont chuté de 19% en mars, conséquence de l'augmentation d'un euro du prix du paquet en début de mois. Parallèlement les ventes de patchs anti-tabac ont fortement augmenté.

"Le relèvement généralisé des prix du tabac, amorcé en novembre et programmé jusqu'en 2020, fait déjà chuter les ventes", remarquent ce matin Les Echos. Dissuadés par les augmentations de prix à répétition, les fumeurs semblent décidés à arrêter ou du moins à limiter leur consommation.

En mars, les livraisons de tabac auprès des débitants ont fondu de 19% par rapport au même mois de l'année précédente, estime-t-on chez la Seita. "Mais les volumes ont commencé à dégringoler sans attendre la forte hausse de mars dernier. En février, ils avaient chuté de 4,4% pour les cigarettes et de 18,6% pour le tabac à rouler, qui avait déjà subi une augmentation de 15% de son prix il y a un an" notent Les Echos, qui jugent qu'"après une baisse de plus de 2% des ventes de tabac en 2017, la tendance est bien partie pour s'accentuer en 2018".

Parallèlement, les ventes de substituts nicotiniques progressent, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui relève, en 2017, 600.000 mois de traitement de plus qu'en 2016.

"C'est la première fois depuis 17 ans que plus de 2,5 millions de mois sont comptabilisés. Comprimés à sucer, sprays buccaux, inhaleurs… tous les traitements vendus en pharmacie sont en plein essor", indique le quotidien économique. Quant aux ventes de patchs, (40% du marché), elles affichent une progression de 45% en 2017.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, vient d'annoncer, dans le cadre de son plan prévention santé, que les substituts nicotiniques allaient être remboursés comme n'importe quel médicament, sur la durée, rappellent Les Echos.

Quel sera l'impact de cette nouvelle donne sur le pourcentage de fumeurs quotidiens ? Réponse au mois de mai, avec la publication d'un baromètre officiel. "Il est possible que la baisse de la consommation chez les jeunes et les indicateurs relatifs à l'arrêt en hausse constituent des signes avant-coureurs d'une baisse générale de la consommation, stimulée par la perspective d'un paquet de vingt cigarettes à 10 euros en 2020", estime l'OFDT, cité dans le quotidien économique.

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JOHN SUTTON

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)