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Grand emprunt : 2,5 milliards pour la recherche médicale

Le grand emprunt, annoncé hier par Nicolas Sarkozy, fait la "une" de la plupart des quotidiens nationaux. "Matière grise et croissance verte au cœur du grand emprunt", titre le quotidien Les Echos, qui énumère les cinq priorités d'avenir : l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique, et le développement durable. Des choix qui recoupent largement les recommandations de la commission Juppé-Rocard, dont le président de la République a salué le travail.

"Emprunt Sarkozy : investir sans inquiéter les marchés", titre Le Monde, précisant que "l'Elysée insiste sur la maîtrise des dépenses publiques". L'Etat investira 35 milliards d'euros, dont 22 milliards seront levés sur les marchés, et 13 milliards proviendront du remboursement par les banques des fonds prêtés par l'Etat pour faire face à la crise.

Le chef de l'Etat a promis que "les intérêts de l'emprunt seront immédiatement gagés par des économies supplémentaires sur les dépenses courantes de l'Etat", note Le Monde (page 13). "Plus d'investissements d'avenir, moins de dépenses courantes : c'est notre ligne d'action", a-t-il affirmé. "La solution n'est pas d'augmenter les impôts. Il faut dépenser moins et dépenser mieux", a ajouté Nicolas Sarkozy, en rappelant la tenue en janvier 2010 d'une conférence sur le déficit de la France, qui réunira les représentants de l'Etat, la Sécurité sociale et les associations d'élus locaux.

Plusieurs éditorialistes s'inquiètent ce matin de l'accroissement de la dette publique que ce grand emprunt pourrait entraîner. "Le seul problème dans tout cela, admet Eric Izraelewicz dans La Tribune (page 10), c'est finalement que pour financer ces investissements d'avenir, l'Etat français n'ait aujourd'hui qu'un seul moyen : continuer à accroître son endettement." L'éditorialiste des Echos (page 14), Jean-Francis Pécresse, fait le vœu "que les économies promises dans les dépenses publiques courantes pour compenser l'emprunt ne restent pas immatérielles".

La photo en gros plan d'un tee-shirt "University of Sarkozy", occupe la "une" de Libération pour illustrer la décision du président de "créer dix pôles universitaires d'excellence, à la manière des Etats-Unis". L'enseignement supérieur et la recherche se taillent la part du lion avec respectivement 11 et 8 milliards d'euros, précise Le Figaro (page 4). A l'intérieur du budget consacré à la recherche, la santé et les biotechnologies se verront affecter 2,5 milliards, selon Les Echos (page 4). "Concrètement, c'est plus d'argent pour la recherche sur le cancer, les maladies génétiques, Alzheimer et le sida", a expliqué Nicolas Sarkozy. Dans ce cadre, l'Etat consacrera 850 millions d'euros à la création de cinq instituts hospitalo-universitaires, rassemblant des équipes de recherche "de niveau d'excellence mondiale".

A lire aussi dans la presse - France Télécom : rapport accablant

Le dépouillement des 80.000 réponses au questionnaire envoyé aux 100.000 salariés de l'opérateur téléphonique, en octobre, confirme "des conditions de travail dégradées et une fierté disparue", résume La Tribune (page 12). Le cabinet d'expertise Technologia évoque une "ambiance de travail tendue, voire violente", et met en cause "la grande défaillance du management" dans la trentaine de suicides qui a touché l'entreprise en deux ans, notent Les Echos (page 24). "La gifle la plus rude pour l'opérateur vient du sentiment de fierté en chute libre", estime Libération (page 14) : 25% des non-cadres et 52% des cadres partagent encore ce sentiment d'appartenance. "C'est du jamais vu !", selon Technologia.

"90% du personnel dit avoir été au moins une fois en situation de stress dans l'entreprise, mais les plus stressés sont les salariés des boutiques, des centres d'appels et les techniciens d'intervention", estime Philippe Méric, de Sud, dans L'Humanité (page 6). Le rapport présente "une photo sans concession, mais sans surprise", reconnaît la direction de France Télécom.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)