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Un gouvernement paritaire et ouvert à la société civile

Le nouveau gouvernement est à la fois resserré, totalement paritaire et largement ouvert aux personnes issues de la société civile, relève la presse.

L'équipe réunie autour du Premier ministre, Edouard Philippe, est composée de vingt-deux membres, dont dix-huit ministres et quatre secrétaires d'Etat. Le gouvernement se positionne comme l'un des plus resserrés de la Ve République, souligne Libération. Emmanuel Macron, alors candidat, s’était engagé à tout mettre en œuvre pour que "la parité dans les nominations des grands postes de l’Etat [agences et directeurs d’administration]" soit respectée. Avec onze hommes et onze femmes, "le compte est bon. La parité, au sens strict du terme, est en effet respectée", note Libération.

Depuis le début de sa campagne, le leader d'En marche ! n'a cessé de marteler sa volonté de promouvoir des personnes issues de la société civile, rappelle le quotidien. Dans le gouvernement d'Edouard Philippe, on dénombre onze ministres et secrétaires d'Etat n'ayant exercé aucune fonction politique. "Des entrepreneurs, un médecin, un professeur, des directeurs généraux, une personnalité de la culture sont désormais à la tête de ministères. Aux fonctions régaliennes cependant, pas de novice en politique. Elus et anciens ministres occupent ces fonctions principales", relève Libération.

Parmi ces personnalités peu connues du grand public, on trouve Agnès Buzyn, la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé. Le terme de "Solidarités" laisse entendre qu'elle s'occupera aussi des affaires sociales, de la famille et des personnes âgées, avance La Croix. Libération dresse son portrait. "Présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), Agnès Buzyn a fait le job, comme elle le fait d'habitude, sérieuse, précise, mais aussi sans bavure. (…). Dans le monde parfois terne et mesuré de la santé, Agnès Buzyn a réussi une gageure. Elle s'est imposée.  Mieux, elle épate", écrit Libération, qui ajoute : "Quand il le faut, elle peut sortir de sa réserve naturelle et monter au créneau. Ainsi, en décembre 2015, elle a dénoncé les lobbys et les risques sanitaires lorsque les députés ont détricoté la loi Evin afin d'élargir la pub pour l'alcool. Faut-il rappeler en passant qu'un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, trouvait normal ce détricotage ?" Plus récemment, Agnès Buzyn s'est battue pour le droit à l'oubli des personnes guéries du cancer.

De son côté, Le Figaro rappelle que la nouvelle ministre de la Santé avait déclaré, en 2013 : "L'industrie pharmaceutique joue son rôle et je n'ai jamais crié avec les loups sur cette industrie qui a permis d'énormes progrès en cancérologie. Nous serions fous de nous passer de sa recherche."

Quels dossiers attendent Agnès Buzyn ? "Des urgences, estime Libération. Urgence à renouer des liens de confiance avec les professionnels de santé et la médecine de ville (…). Urgence aussi à redonner envie et confiance au monde hospitalier, qui étouffe dans la rigueur budgétaire depuis des années. Urgence, enfin, à faire vivre cette démocratie sanitaire qui est, dans bien des endroits, un mot vide."

Autre inconnue du grand public, Muriel Pénicaud est ministre du Travail. Membre du cabinet de Martine Aubry entre 1991 et 1993, cette ancienne DRH de Danone était la patronne de l'agence publique Business France depuis trois ans, indiquent Les Echos. Muriel Pénicaud est par ailleurs membre du Haut Conseil du dialogue social, où elle côtoie Jean-Denis Combrexelle, rappelle Libération, qui précise que "ce haut fonctionnaire est l'auteur d'un des rapports qui a inspiré la loi El Khomri et infuse aussi le texte que prépare Emmanuel Macron".

Signalons également la nomination de Sophie Cluzel à la tête du secrétariat d'Etat aux Personnes handicapées. "C'est une femme engagée, excellente connaisseuse du milieu du handicap, mère d'une fille trisomique", qui "en 2012, s'est distinguée en organisant le premier Grenelle de l'intégration des jeunes handicapés dans la société", écrit Le Figaro.

Enfin, Frédérique Vidal devient ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Elle est professeur des sciences de la vie à l'université de Nice-Sophia-Antipolis depuis cinq ans, nous apprend La Croix.

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John Sutton

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