Google s’active dans la recherche en santé

A l'instar du pôle de recherche et de développement de Google, le combat contre la maladie et la dégénérescence tend à s'informatiser de plus en plus. Sur son site de Mountain View, non loin de San Francisco, Google mise sur plusieurs axes pour libérer l'être humain de ses "entraves biologiques grâce aux nouvelles technologies", indique Le Monde du samedi 25 avril (pages 2 et 3 du cahier Economie).
Via un fonds d'investissement baptisé Google Ventures, cette entreprise consacre un tiers de ses 2 milliards de dollars d'actifs à la santé grâce à l'activité de plusieurs start-up. La recherche sur les tests génétiques est, par exemple, assurée par "23andMe », tandis que le profilage génétique des cancers est garanti par la "Foundation medecine", et l'échange et l'analyse des données génétiques par "DNAnexus". Mais par le biais de sa division expérimentale nommée "Google X", la firme californienne mise aussi sur le repérage des technologies "les plus prometteuses", et sur les scientifiques "les plus brillants".

Parmi ses projets concrets en cours, indique le quotidien, figure l'étude sur "des lentilles de contact intelligentes, conçues pour mesurer en continu le sucre contenu dans les larmes". Toujours selon Le Monde, ces nouvelles prothèses "pourraient changer la vie des personnes diabétiques, aujourd'hui contraintes de se "piquer" plusieurs fois par jour pour suivre l'évolution de leur taux de sucre sanguin". Un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis a été signé l'été dernier et des tests sont actuellement en cours afin d'obtenir de la FDA, l'agence américaine du médicament, une évaluation du dispositif.

Autre technologie à l'étude chez Google : la cuillère pour personnes atteintes de pathologies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson. Dans son principe, cette cuillère est comparable aux appareils photonumériques qui permettent de stabiliser le mouvement naturel de l'utilisateur.
Sur le même site, observe le journal, "sont développées des nanoparticules pour traquer les cellules cancéreuses, bien avant l'apparition du moindre symptôme. Une fois leur cible repérée, ces "nano-vigiles" donneront l'alerte en émettant un signal fluorescent capté par un bracelet".

Comme l'indique Andrew Conrad, biologiste et généticien qui dirige une équipe de 150 scientifiques au cœur de Google X, "la question à laquelle nous tentons de répondre est la suivante : comment faire pour détecter les maladies avant qu'elles ne se déclarent".

A lire aussi – Succès modéré pour les retraites supplémentaires

Selon une étude de la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees), du ministère de la Santé, les retraites supplémentaires ont peu la cote auprès des Français qui doivent déjà, il est vrai, cotiser aux régimes obligatoire et complémentaire.

Comme le rapportent Les Echos (page 4), "seuls 2 millions de retraités, soit un sur huit, ont perçu une rente viagère en 2013, au titre de l'un des nombreux dispositifs facultatifs. De plus, les montants de ce troisième étage de la fusée retraite restent modestes : la rente moyenne annuelle varie entre 1.950 et 2.240 euros, alors que la pension de droit direct oscille plutôt entre 14.000 et 15.500 euros."

Il faut dire, poursuit le quotidien économique, que deux types de contrats se font face. D'une part, les contrats relevant de l'article 39 du Code général des impôts, autrement appelés "retraites chapeaux", qui rapportent en moyenne 6.600 euros par an et concerne actuellement 203.000 retraités. D'autre part, les dispositifs à cotisations définies accordés au sein de l'entreprise au titre de l'article 83 du même Code, qui peut rapporter entre 2.300 et 2.500 euros annuels et dont sont dotés 637.000 ex-salariés.

A ceux-là, complètent Les Echos, il faut ajouter le Perp (Plan d'épargne retraire populaire), "ouvert à tous et souscrit directement auprès d'un banquier". Il est en baisse et rapporte autour de 1.500 euros. Quant aux "produits destinés aux indépendants (contrats Madelin), aux fonctionnaires, aux élus locaux et aux anciens combattants", ils rapportent à peu près autant, soit entre 1.400 à 1.600 euros par an.

Frédéric Lavignette

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