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Gilets Jaunes : comment répondre aux annonces

Afin de calmer la grogne sociale exprimée par les "Gilets Jaunes", le chef de l'Etat a fait plusieurs annonces qui auront un impact sur le déficit public. La mise en place de ces mesures constitue une autre difficulté pour l'exécutif.

Après les annonces présidentielles en faveur du pouvoir d'achat, place aux actes ! Ou du moins à une stratégie en vue de les mettre en place. Celle-ci sera inévitablement évoquée lors du conseil des ministres qui se tiendra le mercredi 19 décembre 2018, afin d'aboutir à un projet de loi. Pour l'exécutif, remarque Le Parisien, l'exercice n'est pas aisé, car il s'agit de calmer la colère sociale exprimée par les "Gilets Jaunes" tout en essayant de contenir le déficit budgétaire.

Selon les estimations du gouvernement, le coût des mesures se chiffre à 10,3 milliards d'euros. Des économies de 4 milliards d'euros sont déjà envisagées pour le financer, notamment avec l'instauration d'un impôt aux contours "encore flous" sur les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon). Cette taxe viserait à rapporter 500 millions d'euros. La contribution d'autres entreprises est également au programme, via "un gel d'une baisse de l'impôt sur les sociétés les plus importantes". Il n'empêche : 6,3 milliards devront être trouvés par ailleurs.

De fait, les dépenses occasionnées par les concessions gouvernementales risquent de compromettre la stabilisation de la dette publique, remarquent Les Echos. Avant la crise des "Gilets Jaunes", la prévision de déficit pour l'an prochain était de 2,8%, du PIB. Elle pourrait passer à 3,2%, ce qui risque d'être mal considéré par les instances européennes.

Une partie du texte "Gilets Jaunes" qui sera émis au terme du conseil des ministres viendra amender la loi de financement de la Sécurité sociale, signale Libération. "Il contiendra l’annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour une partie des retraités ; la prime exceptionnelle sans impôt, ni cotisations sociales, jusqu’à 1 000 euros qui peut être versée par les entreprises ; ainsi que le retour des heures supplémentaires défiscalisées".

Quant au projet de loi de Finances (PLF) pour 2019, il doit revenir à l'Assemblée cette semaine, note Libération. La hausse de la prime d'activité, tout comme la défiscalisation des heures supplémentaires, pourront être ajoutées au texte initial.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)