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Gard : Sécu et Mutualité, partenaires contre le renoncement aux soins

Pour lutter contre le phénomène de renoncement aux soins, la Cpam du Gard a mis en place, à titre expérimental, un dispositif de repérage des personnes n'exerçant pas leurs droits en partenariat avec la Mutualité Languedoc-Roussillon. Il sera progressivement généralisé, a annoncé le 28 mars la Sécu.

Comment faire pour lutter contre le renoncement aux soins, qui d'après une étude menée par l'Observatoire des non-recours aux droits et aux services (Odenore), concernerait un assuré social sur quatre(1) ?

Dans le Gard, un des départements les plus pauvres de France, ce pourcentage de personnes indiquant avoir renoncé à des soins au cours des douze derniers mois atteint même 30,5%, selon un sondage réalisé auprès de 4.000 personnes dont 800 sondés dans des centres mutualistes. Parmi les raisons invoquées : les obstacles administratifs et financiers.

A partir de ce constat alarmant, la Cpam du Gard a mis en place en novembre 2014 une plate-forme d'interventions départementales pour l'accès aux soins et à la santé (Pfidass). Un dispositif de repérage qui s'appuie sur des "détecteurs" : professionnels de santé, personnel d'accueil de l'assurance maladie, mutuelles, association…

Quand ces derniers détectent des personnes en situation de renoncement aux soins, ils établissent un signalement à la Pfidass. Les six personnes de la plate-forme formées par la Cpam se chargent ensuite de contacter les personnes signalées, d'étudier avec eux leurs besoins, de leur ouvrir des droits le cas échéant, de les accompagner vers des professionnels adaptés et de monter des dossiers d'aides diverses si nécessaire.

Paca : l'implication des mutualistes

Conscient de l'intérêt de ce dispositif d'aide contre l'exclusion, qui fait réintégrer des "renonçants" dans le système de soins, l'union régionale Languedoc-Roussillon a passé un partenariat avec la Sécu de ce département. La Mutualité Française Paca a également intégré le dispositif auprès d'une des caisses de la région.

Un premier bilan présenté le 28 mars par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) fait état de 10.000 assurés pris en charge, dont 30% ont été accompagnés jusqu'au bout et 42% encore en cours de traitement.

Fort de ce succès, la Cnam va généraliser l'expérience à l'ensemble du territoire avec une première vague à partir de mai 2017 sur 22 nouvelles caisses, une deuxième en octobre et une troisième au premier semestre 2018 pour les caisses restantes. Avec certainement la signature de nouveaux partenariats avec la Mutualité Française.
(1) Sondage réalisé auprès de 29.000 personnes interrogées dans 18 caisses primaires d'assurance-maladie)

François-Xavier Chapelle

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)