croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

François Hollande veut lutter contre les fraudes et réduire les surconsommations en matière de santé

"Au coeur de notre pacte républicain (…), nous devons lutter contre les fraudes et les abus", a réaffirmé le président de la République lors de sa conférence de presse de mardi. "Une piste consensuelle, mais extrêmement par­tielle", commente La Croix (page 3), qui rappelle que les montants en jeu (600 millions d'euros) "ne sont pas à la hauteur des besoins d'économies qui se chiffrent en dizaines de milliards pour la protection sociale, qui représente la moitié des 1.200 milliards d'euros annuels de dépenses publiques".

François Hollande a reconnu lui-même que ces abus ne sont pas les principaux responsables du déficit de la Sécurité so­ciale. "Ce qu'il faut, c'est réduire la multiplication des prescriptions, des actes médicaux redondants, des médicaments, qui en France, nous font connaître des records de consommation", a souligné le chef de l'Etat.

Dans deux rapports successifs, la Cour des comptes a appelé à la mise en place de mesures. "On peut imaginer un système de bouclier sanitaire, où chacun paie jusqu'à une certaine part de ses revenus, avant que la solidarité nationale ne prenne le relais", suggère, dans La Croix, François Ecalle, conseiller-maître à la Cour des comptes.

Concernant toujours la Sécurité sociale, la suppression des cotisations familiales pour les entreprises, annoncée également par le chef de l'Etat, suscite bien des commentaires. Seul le Medef a approuvé cette mesure, tout en exprimant "un doute". "J'ai compris que la suppression des cotisations famille irait au-delà du crédit d'impôt compétitivité emploi, mais le président n'a pas été très clair, a confié le patron des patrons, Yvon Gattaz, au Monde (page 7). Il faudra clarifier l'ampleur exacte de la baisse totale avant le 21 janvier", date des vœux du chef de l'Etat aux "forces vives".

"Un pacte contre les familles", titre L'Humanité en "une". Pour le quotidien communiste, "en supprimant la cotisation sociale familiale, François Hollande fissure l'édifice de la Sécurité sociale". Pour preuve, estime-t-il, la levée de boucliers des associations familiales et des syndicats contre cette mesure (page 3).

Ainsi, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) s'interroge sur la ma­nière dont "seront compensés les milliards de perte de recettes pour la branche famille, déjà en déficit". Elle estime que "les entreprises bénéficient de la politique familiale", qui "permet aux salariés de mieux concilier leur activité professionnelle avec leur vie familiale".

Côté syndicats, la CGT s'est aussitôt "opposée à ce nouveau désengagement des entreprises de la solidarité nationale". La CFTC refuse également d'accepter "un désengagement total des entreprises". Pour sa part, la CFDT a souligné qu'elle "exigerait le maintien du pouvoir d'achat des salariés". Enfin, FO estime que cette mesure "menace l'avenir de la branche famille de la Sécurité sociale".

A lire aussi dans la presse - Chambéry : nouveau décès d'un nourrisson

Le petit Mattéo est-il décédé début 2013 à cause d'une poche alimentaire contaminée, fabriquée par le laboratoire Marette, à l'hôpital de Chambéry, comme ce fut le cas des trois bébés en décembre dernier, interroge Le Figaro (page 11). C'est pour répondre à cette question que Brice Robin, le procureur de la République de Marseille, a lancé un réquisitoire supplétif, vendredi dernier. "Il s'agit d'un bébé qui est mort au mois de mars, pas du tout à la même période, pour lequel l'hôpital de Chambéry s'interroge et pour lequel la famille nous a saisi", explique le magistrat, cité dans Le Figaro.

"Il est trop tôt pour savoir si les causes de la mort de ce bébé sont les mêmes que pour les trois autres", a réagi de son côté la ministre de la Santé, citée dans Le Pari­sien/Au­jourd'hui (page 16). Marisol Touraine a cependant demandé que "l'ensemble des cas de décès ou d'accidents intervenus pour des nourrissons dans l'un des seize établissements approvisionnés par le laboratoire Marette soient signalés au niveau national".

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)