croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

François Fillon : « Mieux articuler l’assurance maladie et les complémentaires »

François Fillon, le candidat de la droite et du centre, propose une concertation avec tous les acteurs du système de santé.

Soixante-et-onze pour cent des personnes interrogées ont une opinion positive de la Sécurité sociale, contre seulement 16% qui ont une opinion négative.

"On mesure, s'agissant de la Sécu, la très forte sensibilité des Français au champ de la réforme qu'avait annoncée François Fillon pendant la campagne de la primaire de la droite. Et l'on comprend pourquoi le candidat à l'élection présidentielle s'est efforcé de rectifier le tir, après que plusieurs cadres de son parti l'eurent alerté à ce sujet", souligne Le Monde.

A noter que 65% des sympathisants des Républicains (LR) jugent de façon positive la Sécurité sociale, contre 85% des sympathisants du PS.

En visite hier à l'hôpital Marie-Lannelongue, établissement privé à but non-lucratif du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), François Fillon a précisé ses intentions sur son projet de réforme la Sécurité sociale.

"Non, à aucun moment, je n’ai voulu ou je ne voudrais privatiser l’assurance maladie. Non, je ne veux pas distinguer entre gros et petit risque mais, oui, je veux mieux articuler les rôles de l’assurance maladie et des complémentaires", a-t-il expliqué, rapporte Libération.

"Distinguer les gros risques, pris en charge par l'assurance maladie, des petits risques renvoyés aux complémentaires, c'est pourtant bien la proposition que François Fillon défendait encore, devant Alain Juppé, lors du débat télévisé du 25 novembre, rappelle Libération.

Par ailleurs, l'agence de régulation et de contrôle que le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle propose de créer devra assurer "une meilleure gestion de l'ensemble du dispositif de protection sociale", explique Libération.

Cette réforme, avance François Fillon dans ce quotidien, viendra "le moment venu", après une "concertation avec tous les acteurs", elle-même précédée d'un "audit des comptes sociaux", confié à des experts indépendants.

Tout en insistant sur la nécessité d’un "diagnostic solide", il a estimé que les assurés, eux, savent déjà que "la médecine à deux vitesses est là" et qu’elle s’est installée "de façon rampante", avec ses déserts médicaux, ses frais d'optique, ses soins dentaires et ses consultations de spécialistes "souvent moins bien remboursées qu’autrefois".

"La Sécurité sociale, c'est la garantie pour chacun d'avoir accès à des soins de qualité, que l'on soit riche ou pauvre, habitant Paris ou la Lozère", a-t-il souligné, rapporte le site de L'Humanité.

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)