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Franchises médicales : mais où sont les vraies réformes ?

La Mutualité Française, par la voix de son président Jean-Pierre Davant, a affirmé son opposition aux franchises médicales, le 27 septembre, lors des journées de rentrée des mutuelles. Ces nouveaux prélèvements, qui portent sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, sont prévues au 1er janvier 2008. Pour Jean-Pierre Davant, le système de santé attend toujours de vraies réformes.

Pour Jean-Pierre Davant, les franchises sont une réponse uniquement "financière" aux difficultés du système de santé et d'assurance maladie. Ce type de logique va "induire des comportements individualistes et risque de provoquer des renoncements aux soins", déplore-t-il. Au total, les franchises sont censées rapporter entre 650 et 850 millions d'euros, alors que le déficit de la Sécu a été estimé à 12,7 milliards d'euros en 2008. Une goutte d'eau !

Le plus inquiétant, c'est que "notre système de santé génère un tel déficit !" s'est exclamé le président de la Mutualité française. Avec les franchises, "la classe politique ne s'attèle pas, une fois de plus, aux vraies réformes." Jean-Pierre Davant a rappelé les promesses de la réforme de l'assurance maladie de 2004, qui annonçait le retour à l'équilibre des comptes… en 2007.

Les mutuelles sont appelées à se mobiliser pour sensibiliser l'opinion et les responsables politiques, notamment les députés et sénateurs. "Je ne suis pas certain que les franchises seront votées en l'état", espère Jean-Pierre Davant. "Rien n'est joué !" Reste en effet au Parlement à se prononcer sur ce sujet.

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Philippe Remond

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)