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Fonctionnaires : l’âge de départ en retraite en léger recul

En 2004, les fonctionnaires d'Etat partaient en retraite, en moyenne, à 59 ans et 8 mois. Depuis, les différentes réformes des retraites font que ces salariés quittent de plus en plus tard leur activité. Ainsi, en 2013, l'âge de départ en retraite s'est établi à 60 ans et 9 mois, soit un mois plus tard que l'année précédente, constatent Les Echos (page 2). Toutefois, "la progression est nettement moins marquée que celles de 2012 (+ 6 mois) et de 2011 (+ 5 mois)", relève un rapport du gouvernement.

"Ce ralentissement s'explique par l'élargissement des conditions de départ anticipé pour les assurés qui ont commencé à travailler avant 21 ans, qu'ils relèvent du secteur privé ou public. Cette promesse de campagne de François Hollande, entrée en vigueur fin 2012, a permis à 6.300 fonctionnaires d'Etat de partir avant l'âge légal en 2013 lorsqu'ils avaient suffisamment cotisé, soit deux fois plus qu'en 2012", explique le quotidien économique. Pour les fonctionnaires de catégorie sédentaire, comme les enseignants, l'âge de départ reste stable : 61 ans et 10 mois.

Cette faible progression ne surprend pas le gouvernement. "Les assurés ont re­poussé leur départ en retraite en quan­tité plus importante que l'hypothèse qui était faite en loi de finances", note l'exécutif dans son rapport, lequel relève qu'un "grand nombre" d'entre eux n'ont pas cessé leur activité professionnelle alors qu'ils pouvaient légalement le faire. Ainsi, précisent Les Echos, "seuls 96.000 fonctionnaires civils sont partis, contre plus 104.000 prévus". Du coup, poursuit le quotidien, "les dépenses ont été un peu inférieures à ce qui était anticipé, de 505 millions d'euros". "Cette économie résulte aussi d'une inflation plus faible qu'attendu, qui a conduit à une moindre revalorisation des pensions."

 

Pacte de responsabilité : durcissement des positions

Le torchon brûle entre le gouvernement et le Medef sur le pacte de responsabilité. Alors que le numéro 2 de l'organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux, a menacé de "sortir" de ce pacte, estimant que "la baisse de la fiscalité des entreprises est une supercherie", note Libération (page 16), le ministre du Travail, François Rebsamen, a rétorqué hier sur RTL : "C'est incroyable, alors même que le gouvernement fait un effort sans précédent (…) d'entendre, je vais reprendre la formule de Laurent Berger, de la CFDT, sans arrêt les entreprises se plaindre, geindre et pleurnicher", rapporte La Croix (page 10).

De son côté, la CFDT dénonce la "surenchère" du Medef et "s'énerve de l'attentisme du patronat, lent à négocier, branche par branche, les contreparties aux allégements de charges", souligne La Croix.

Sur ce dossier, estiment Les Echos (page 4), l'exécutif se retrouve "pris en étau entre sa majorité et le patronat". En effet, un certain nombre de députés demandent depuis des semaines un "rééquilibrage du pacte en faveur des ménages et des PME". Le gouvernement semble prêt à faire un geste en ce sens, assure le quotidien, à condition de ne pas toucher à l'architecture globale du pacte. Le débat parlementaire sur le projet de loi de finances rectificative, en juillet, promet d'être vif...