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Favoriser l’automédication pour réduire les dépenses de santé

Les représentants des pharmacies d’officine, des laboratoires pharmaceutiques, des services de l’Etat et des autorités sanitaires se réunissent aujourd’hui au ministère de la Santé. Objectif : décider des mesures à prendre pour favoriser l’automédication. Si tout se passe comme prévu, cette "petite révolution" dans les officines pourrait se concrétiser cette année, estiment Les Echos (page 24).

Pour ce quotidien, "le dossier très sensible de la libération de l’automédication en France vient de connaître une avancée significative". En effet, l’ordre des pharmaciens s’est déclaré favorable à la vente de certains médicaments devant le comptoir des pharmacies, ce qui est actuellement interdit par le Code de déontologie de la profession. "J’ai promis à la ministre de la Santé que les pharmaciens d’officine sauraient s’adapter", indique Jean Parrot, président du Conseil de l’ordre, qui se dit prêt à modifier le Code de déontologie dès le "premier semestre" 2008.

Au préalable, Jean Parrot pose plusieurs conditions : interdiction de la vente libre pour les médicaments potentiellement dangereux, adaptation des notices et du conditionnement et, enfin, surveillance permanente d’un pharmacien sur le rayon en libre accès. "Si ces conditions sont respectées, nous sommes prêts à relever le défi", poursuit Jean Parrot.

Pour sa part, la ministre de la Santé entend favoriser le développement de l’automédication afin de réduire les dépenses de médicaments, soulignent Les Echos. Selon une étude, "une consultation de médecine générale sur trois pourrait être évitée par l’automédication, notamment pour les petites pathologies ORL et digestives", indiquent Les Echos.

Les réticences des pharmaciens ne sont pas levées pour autant. En effet, certains d’entre eux craignent que cette mesure en faveur de l’automédication ne soit qu’une première étape vers la fin du monopole des pharmacies dans la distribution des médicaments. Pour les rassurer, la ministre de la Santé s’est engagée publiquement à maintenir ce monopole.

Plainte collective des irradiés de Toulouse

Trente-cinq membres de l’association SOS irradiés 31, victimes de surdoses de radiations lors de leur traitement à l’hôpital Rangueil (Toulouse) vont déposer une plainte collective, annonce Le Parisien/Aujourd’hui (page 12). "Nous avons rendez-vous avec le procureur adjoint le 18 janvier (...). Nous porterons plainte contre X des chefs d’accusation de mise en danger d’autrui, coups et blessures involontaires et homicides involontaires", a déclaré Me Christophe Lèguevaques, l’avocat de l’association.

En outre, les membres de SOS irradiés 31 vont se réunir devant le palais de justice de Toulouse et devront décider s’ils acceptent, ou non, la proposition du CHU de verser une provision de 5.000 euros par patient à valoir sur le préjudice subi. L’association a demandé le versement d’une provision de 10.000 euros, soit un montant identique à celui accordé aux 500 patients irradiés de l’hôpital d’Epinal (Vosges). Les 145 irradiés de Toulouse, dont six sont décédés, étaient traités pour des tumeurs cérébrales à l’hôpital de Rangueil entre 2006 et 2007. Ils avaient reçu des surdoses de rayon X importantes, voire massives, en raison du mauvais étalonnage d’un appareil de radiochirurgie.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)