Face-à-face

Retraites, franchise sur la consultation, 35 heures, emploi, logement, droits des homosexuels, interdiction de fumer… le candidat de l'UMP a répondu hier soir, sur TF1, aux questions d'un panel de 100 Français. "Si je suis élu président de la République, je ferai la réforme des régimes spéciaux" de retraite, a indiqué Nicolas Sarkozy, souligne Le Figaro (page 6).

"Il n'y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d'autres 37 ans et demi. Ce n'est pas normal. Et les trois millions de retraités qui ont à peine au-dessus du minimum vieillesse, il faut les augmenter", a-t-il ajouté.

En matière de santé, le candidat de l'UMP s'est à nouveau déclaré favorable à ce que "les 5 ou 10 premiers euros de dépenses de santé soient chaque année au compte du patient", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 3). En outre, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour l'interdiction de fumer dans les lieux publics, exception faite des cafés-tabacs dans les petites communes rurales, qui sont les "derniers lieux de convivialité".

Autre registre : les 35 heures. Pour lui, cette législation doit "rester un minimum, en aucun cas un maximum". Le candidat prône également que "plus aucun minima social" ne soit "accordé à un pauvre sans travail, sans qu'on lui demande une activité en contrepartie".

"Bien sûr qu'il faut indemniser un chômeur […], mais je propose qu'on ne puisse pas refuser deux offres d'emploi successives, qui correspondent à vos formations, parce que les indemnités sont payées par ceux qui travaillent", a-t-il ajouté. Enfin, Nicolas Sarkozy estime qu'"il faut tout faire pour que le travail rapporte davantage que l'assistance", note Le Parisien/Aujourd'hui.

"Vive l'impôt", titre Libération en "une". "Après l'exil fiscal de Johnny en Suisse et les promesses de nouveaux allégements de Nicolas Sarkozy", le quotidien apporte son soutien à une pétition "pour l'impôt et contre la démagogie fiscale", lancée par le mensuel Alternatives économiques. Ce texte se veut une réponse "à la véritable opération de moins-disant fiscal", initiée par le candidat de l'UMP.

A lire aussi – Grippe aviaire : la France renforce sa vigilance

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a recommandé hier au gouvernement de renforcer les mesures de surveillance et de protection des volailles, annonce La Tribune (page 36). Le Premier ministre, Dominique de Villepin, réunira ce matin les ministres concernés par la grippe aviaire, afin de "définir le dispositif qui sera mis en place dans les prochains jours".

Le passage du niveau de risque "négligeable" au niveau "faible", préconisé par l'Afssa, entraîne un renforcement de la surveillance des oiseaux sauvages, des captures supplémentaires de volatiles pour effectuer des analyses, et la mobilisation de l'ensemble du public pour déclarer la découverte de pigeons et autres oiseaux migrateurs retrouvés morts, précise Le Parisien/Aujourd'hui (page 14). Par ailleurs, les experts cherchent toujours à établir comment le virus H5N1 a atteint un élevage en l'Angleterre, indique Le Figaro (page 11).