Etude sur les cancers : la survie s’améliore

La survie au cancer augmente en France, mais pas pour tous. C'est l'une des conclusions de l'étude menée de 1989 à 2007 auprès de 420.000 personnes par l'Institut national du cancer (Inca), en collaboration avec l'Institut de veille sanitaire (InVs) et les Hospices civils de Lyon.

Dans ce document rendu public hier et intitulé "Survie des personnes atteintes de cancer en France", il apparaît en effet que celle-ci s'est améliorée depuis quinze ans pour la plupart des tumeurs, "parfois de façon significative, grâce aux progrès thérapeutiques et à la précocité des diagnostics", rapporte Le Figaro (page 13).

Pour l'Inca, "la sensibilisation du grand public et un meilleur accès aux soins" ont également contribué à ces résultats qui doivent cependant être nuancés selon la localisation des tumeurs ou le sexe du malade. En ce sens, "on ne parle plus du cancer mais des cancers", tient à souligner la Dre Pascale Grosclaude, présidente du réseau des registres Francim, dans lesquels ont été puisées les statistiques.

Des améliorations spectaculaires sont particulièrement notables pour le cancer de la prostate, indique La Croix (page 10) : sa survie à cinq ans est passée de 70% des cas diagnostiqués en 1990, à 90% en 2002. Pour le cancer du sein, l'évolution de la survie à cinq ans est passée de 81% à 89%. La survie à dix ans du cancer du testicule est quant à elle de 93% et celle de la thyroïde de 90%, ajoute Le Figaro.

Certaines tumeurs en revanche ne connaissent pas de tels succès et continuent d'être de réels défis pour la médecine, observe Libération (page 16). Par exemple, la survie des cancers du poumon, de l'œsophage et du foie n'a pas augmenté, et la seule arme actuellement disponible "pour lutter contre cette mortalité reste la prévention primaire, notamment la lutte contre le taba­gisme", avoue dans Le Figaro le Dr Philippe-Jean Bousquet, de l'Inca.

Face à la maladie, nous apprend cette étude, la survie des hommes est souvent plus faible. Les cancers de "mauvais pronostic" (ceux dont la survie à dix ans est inférieure à 33%) représentent 16% des cancers chez la femme et 40% chez l'homme, précise La Croix. Ceux-ci consomment en effet davantage d'alcool et de tabac. De surcroît, plus sensibles à la prévention, complète Le Figaro, les femmes consultent plus facilement dès les premiers symptômes.

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L'accord national interprofessionnel (ANI) sur la "sécurisation de l'emploi", qui a été signé le 11 janvier par les partenaires sociaux, entre dans une phase délicate : la transcription dans la loi. Le ministère du Travail s'emploie "depuis trois semaines" à le transposer dans un projet de loi en bonne et due forme, au grand dam de ses signataires, selon Le Figaro (page 5).

En l'état, la transcription ne semble pas satisfaire Laurence Parisot. La présidente du Medef bute en effet sur la transposition de plusieurs dispositions qui, selon elle, modifierait "l'équilibre général du texte". Elle menace donc de "retirer maintenant sa signature si le gouvernement persiste à vouloir envoyer au Conseil d'Etat, lundi, le texte en l'état", indique Le Figaro.

L'étape suivante sera tout aussi péril­leuse : celle de l'examen du texte par les parlementaires, poursuit le quotidien. Le chef du gouvernement estime que la "démocratie sociale" doit ici "primer" sur la représentation politique. Mais les députés risquent de ne pas l'entendre de cette oreille…

Frédéric Lavignette

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