Etiquetage nutritionnel : nouveau logo

La ministre de la Santé a dévoilé le nouveau système d'étiquetage qui sera apposé, dès avril, sur les produits alimentaires vendus en grandes surfaces.

Un nouveau logo nutritionnel, adoptant un code couleur selon la qualité des aliments, va faire son apparition début avril dans les supermarchés, annonce Marisol Touraine dans Le Parisien. Il doit permettre aux consommateurs d'acheter des produits moins riches en gras, en sel ou en sucre. Le logo choisi, baptisé Nutri-Score, "va du vert à l'orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas".

"On a testé quatre pictogrammes pendant dix semaines, lors d'une expérimentation dans soixante supermarchés, dès septembre, précise la ministre, dans Le Parisien. Résultat : la qualité du panier moyen d'achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score. En clair, les consommateurs ont été davantage attentifs et ont privilégié des aliments plus sains."

La ministre de la Santé annonce qu'elle prendra "en avril, un arrêté pour que les industriels puissent apposer ce logo sur les paquets dans les rayons de supermarchés". "Il y a 30% d'adultes en surpoids, 15% en obésité. Les familles défavorisées sont les plus touchées", rappelle Marisol Touraine. Elle prône "une information lisible afin que tout le monde s'y retrouve en un coup d'œil".

"L'idée n'est pas de dire aux gens de choisir entre un yaourt ou une pizza mais de leur dire laquelle des pizzas présentes dans les rayons est la moins grasse et salée", ajoute-t-elle.

"Ce logo restant facultatif pour les industriels, cette mesure peut-elle être efficace ?", interroge Le Parisien. "Je ne peux pas leur imposer. Les règles européennes ne le permettent pas, répond la ministre. Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s'engagent dans cette voie. Certains joueront le jeu et cela aura un effet boule de neige."

Initialement, l'étiquetage retenu devait être choisi par décret. Mais les industriels de l'alimentaire et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avaient jugé ce système "stigmatisant", malgré sa préconisation par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). "C'est précisément parce qu'il y a eu des interrogations qu'on a fait des études, explique Marisol Touraine, dans Le Parisien. Pour la première fois, l'intérêt de l'étiquetage nutritionnel est démontré." "Je ne souhaite pas bannir le plaisir de manger et de partager", se défend-elle. "On a le droit à des excès, je ne vais pas mettre une étiquette sur de la crème au beurre d'une pâtisserie de quartier. Je veux seulement donner à chacun le moyen de choisir", conclut la ministre.

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John Sutton

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