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Etienne Caniard sur France 5 : « Le tiers payant n’est pas synonyme de gratuité »

"Aujourd'hui, il n'y a plus d'obstacle technique à la généralisation du tiers payant", a affirmé le président de la Mutualité Française. Invité hier du Magazine de la santé, sur France 5, Etienne Caniard a présenté le dispositif commun mis en place avec la FFSA et le Ctip.

"François Hollande a déclaré jeudi que le tiers payant serait simple ou ne serait pas. Vous avez une solution pour que cela soit simple ?", a interrogé le journaliste.

"Nous proposons une solution simple aux médecins, qui correspond totalement au cahier des charges qu'ils ont fixé : simplicité, gain de temps, garantie de paiement, sans complexité entre les régimes obligatoire et complémentaire", a ré­pondu Etienne Caniard.

"Comment ferez-vous pour raccourcir les délais de remboursement des complémentaires ?", s'est demandé Michel Cymes. "Grâce à un système très simple, qui va permettre la consultation des droits du patient en ligne, au moment de la consultation avec le médecin", a précisé Etienne Caniard. "Ce dernier saura immédiatement si le tiers payant peut être mis en œuvre. Si c'est le cas, il aura la garantie d'être payé, même en cas de dysfonctionnement. Ce sont les complémentaires qui assureront le risque d'impayés", a-t-il expliqué. Avant d'ajouter : "Le règlement se fera dans un délai contractuel de cinq jours maximum et sera concomitant avec celui du régime obligatoire."

"Les médecins devront-ils s'équiper d'un nouveau logiciel ?" "Ils pourront utiliser le même lecteur que celui de la carte Vitale. Les étapes de la mise en œuvre du dispositif sont les suivantes. La consultation des droits en ligne sera possible avant la fin 2015. Ensuite, nous disposerons d'un délai d'un an pour adapter l'ensemble des outils informatiques des médecins et des différents acteurs du tiers payant", a précisé le président de la Mutualité Française. Pas question pour autant d'imposer cette solution aux médecins. "Dès demain, nous entamerons le dialogue avec les médecins pour voir avec eux les modalités concrètes de mise en œuvre du dispositif, afin de répondre à leurs préoccupations", a-t-il annoncé.

"Qu'est-ce qui pourrait faire que votre proposition soit tout de même rejetée par les médecins ?", insiste Michel Cymes. "Ce qui incombait aux complémentaires, c'était de lever les obstacles techniques à la généralisation du tiers payant. Aujourd'hui, c'est chose faite. Si des obstacles demeurent, ils sont de nature in­terne à la profession médicale", a ré­pondu Etienne Caniard.

"Que répondez-vous aux médecins qui disent que la généralisation du tiers payant déresponsabilise les patients parce qu'ils n'auront plus rien à débourser ?" "Lorsque vous allez chez un commerçant et que vous réglez au moyen d'une carte de crédit, avez-vous l'impression que c'est gratuit et que vous ne payez pas ? Non !", a rétorqué Etienne Caniard. "Le tiers payant n'est pas synonyme de gratuité, mais de "dispense d'avance de frais". Il évite de multiplier les flux entre l'assurance maladie, l'assuré social et le médecin", a-t-il conclu.

A lire aussi – La LMDE placée sous sauvegarde de justice

La Mutuelle des étudiants (LMDE) a été placée hier sous sauvegarde par le tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne), rapporte Le Parisien/Au­jourd'hui (page 8). Le juge a donné six mois à son administratrice provisoire, Anne-Marie Cozien, pour redresser la situation de la mutuelle étudiante.

Pour la reprise du régime complémentaire géré par la LMDE, l'administratrice provisoire espère "faire entériner le pré-choix du repreneur fin mars, par une AG extraordinaire", selon ses propos re­cueillis par Les Echos (page 28). "Tous les étudiants seront remboursés de leurs frais de santé", pendant la procédure de sauvegarde judiciaire, souligne-t-elle, dans le quotidien économique.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)