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Etats généraux

Dix ans après l'affaire de la clinique parisienne du Sport qui a révélé l'importance des infections contractées à l'hôpital, les premiers Etats généraux leur sont consacrés aujourd'hui et demain à Paris, indique Le Parisien/Aujourd'hui (pages 10 et 11).

Rappelons que l'affaire de la clinique du Sport avait éclaté en 1997. Principales victimes : des patients opérés du dos et du genou qui avaient contracté une l'infection due à la bactérie Xénopi. Le rinçage d'instruments avec de l'eau contaminée et la réutilisation de matériel jetable étaient à l'origine de la contamination.

Où en est-on, dix ans plus tard ? En France, le nombre d'infections nosocomiales est estimé à 750.000 par an. Chaque année, elles sont responsables de près de 4.000 décès. Ces infections touchent le plus souvent l'appareil urinaire, les voies respiratoires et la zone du corps opéré.

"Malgré la baisse de 30% dans la résistance aux staphylocoques […], la baisse de ces infections n'est que de 1% par an", explique, dans Libération (page 18), Alain-Michel Ceretti, président de l'association Le Lien, qui organise cette manifestation. "Il faut passer à un autre stade", avec "la mise en place d'un responsable à la gestion des risques, intégré à la direction de chaque hôpital ou clinique, qui puisse être saisi par le patient ou l'équipe médicale", propose-t-il.

Parmi les 24 propositions qui devraient être adoptées à l'issue de ces Etats généraux, figurent notamment un système de notation annuel des directeurs d'établissements selon leurs performances en matière d'hygiène hospitalière et son enseignement dans les facultés de médecine.

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"A chaque campagne électorale, sa fronde médicale", fait observer Le Monde (page 10). Ce quotidien rappelle qu'en 2002, les généralistes avaient déjà fait pression sur l'assurance maladie et sur les candidats à l'élection présidentielle pour obtenir le passage de la consultation à 20 euros.

Aujourd'hui, des syndicats de médecins réclament un "C" à 23 euros. Lors d'une nouvelle séance de discussions sur les honoraires, qui s'est tenue hier, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a annoncé qu'elle ne souhaitait "pas continuer plus loin cette mascarade" et qu'elle reviendrait à la table des négociations, "quand le directeur [de la Cnam] sera habilité à négocier".

La CSMF demande au ministre de la Santé "d'intervenir" en menaçant de "réviser son engagement dans la convention médicale", relève Le Figaro-économie (page 20). "Nous ne sommes pas opposés au principe de l'alignement de la consultation des généralistes sur celle des spécialistes, a répondu le directeur de la Cnam, Frédéric Van Roekeghem, mais son rythme doit être compatible avec le redressement de l'assurance maladie", rapporte le quotidien Les Echos (page 4).