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Entreprises : la parité à petits pas

Aujourd'hui, les femmes représentent 48% de la population active, mais elles n'occupent que 40% des fonctions dirigeantes, souligne Le Parisien-économie (page 18). Depuis la loi Coppé-Zimmermann du 27 janvier 2011, sur la représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des conseils d'administration et de surveillance dans le public et le privé, les choses commencent à bouger. Le gouvernement semble bien décidé à faire avancer le sujet, comme le montre l'adoption en janvier dernier du projet de loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes, qui fixe notamment un quota de 20% de femmes dans les conseils d'administration des sociétés du Cac 40.

Anticipant ce résultat, la proportion de femmes atteignait déjà, 28,2% en 2013 (contre 16,5% en 2010) et 26, 2% pour les sociétés du SBF 120. Dans la Fonction publique, en août 2013, les femmes représentaient près d'un tiers des primo-nominations de cadres supérieurs dirigeants (contre 24% en 2012) et 34% des emplois de direction (contre 31% en 2012).

Des progrès restent néanmoins à faire pour atteindre, à l'horizon 2017, le taux de 40% de femmes dans les conseils d'administration. "Car si de nombreuses entreprises s'accordent sur l'indispensable besoin de changer les méthodes de management pour lutter contre les stéréotypes […], certaines continuent de résister", constate Perrine Delfortrie, auteure de l'enquête publiée dans le supplément économique du Parisien.

Ainsi, 83% des femmes managers affirment que les entreprises continuent de privilégier "de manière inconsciente" les hommes au détriment des femmes, selon un sondage ESCP Europe, publié dans Le Figaro-économie (page 28). Elles ne sont qu'une sur quatre à déclarer que leur société a mis en place une politique d'égalité salariale et à en bénéficier.

Et la parité en politique ? interroge L'Humanité (pages 12 à 14), qui déplore que 70 ans après avoir obtenu le droit de vote, les femmes sont toujours sous- représentées dans les institutions politiques. "Alors que les collectivités territoriales sont composées de presque autant de femmes que d'hommes élus, le président de la République, le Premier ministre, les présidents des assemblées, 95% des présidents des conseils généraux, 92% des présidents des régions et 86% des maires sont des hommes", souligne, dans L'Humanité (page 13), Réjane Sénac, chercheuse au CNRS et au Cevipof (Sciences-Po).

 

Le Premier ministre pour un "gouvernement resserré"

Dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd'hui de dimanche, Jean-Marc Ayrault se déclare "favorable" à un "gouvernement resserré", une formule qui existe dans d'autres pays européens, et qui selon lui, "ne marche pas plus mal". Le chef du gouvernement balaie les rumeurs sur un éventuel changement de Premier ministre après les élections municipales. "Vous me trouvez usé et fatigué, vous ? Pour exercer cette lourde responsabilité, il faut de la sérénité, de la distance, ne pas se laisser influencer par les aspects secondaires et être totalement disponible. Eh bien, je le suis !", assure-t-il.

Le Premier ministre se projette dans l'après-municipales, avec la future mise en œuvre du pacte de responsabilité, les 50 milliards d'euros d'économies à trouver en trois ans, et la remise à plat fis­cale, qui n'est pas "enterrée". Il souligne que le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) est désormais apprécié des entreprises, qui vont recevoir à ce titre un chèque en mai. "Il n'y aura pas d'impôt supplémentaire, ni d'augmentation ! Que ce soit sur la CSG ou sur la TVA d'ailleurs", affirme Jean-Marc Ayrault.