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Enquête de la Ligue contre le cancer : une famille touchée sur trois subit une baisse de revenus

"C'est une double peine dont on n'imaginait pas l'ampleur", écrit Le Parisien/Aujourd'hui (page 10), à propos de l'enquête de la Ligue nationale contre le cancer. Celle-ci révèle qu'une famille touchée par la maladie sur trois subit une baisse de revenus. Il ressort de cette étude, publiée à l'occasion de la Semaine nationale de lutte contre le cancer, que 60% des personnes actives avant la maladie déclarent avoir subi une perte de revenus.

Cette dernière est imputable aux frais non remboursés, comme des séances chez le psychologue. Le 3e Plan cancer devrait y remédier. Il y a aussi les malades qui ne perçoivent pas d'indemnités journalières "dès lors qu'ils occupent un emploi à temps très partiel, moins d'un mi-temps", explique, dans Le Parisien/Aujourd'hui, Anne Raucaz, responsable des projets d'action sociale à la Ligue contre le cancer. Certains patients découvrent aussi avec la maladie l'insuffisance de leur système de prévoyance : "Toutes les entreprises, surtout parmi les PME, ne complètent pas les indemnités journalières de 50% de la Sécurité sociale", poursuit-elle.

Plus précisément, près de la moitié des personnes qui déclarent des baisses de revenus affichent des pertes de plus d'un quart de ceux-ci. Conséquence : 75% des malades interrogés affirment réduire leurs dépenses quotidiennes, "y compris les dépenses alimentaires et énergétiques", rapporte Libération (page 15). "Le premier motif de demande des familles, dans plus de la moitié des dossiers que nous recevons, c'est une aide pour payer le loyer ou régler la facture d'électricité", précise la responsable de l'action so­ciale à la Ligue contre le cancer.

La Ligue a consacré à ces aides, 6,2 millions d'euros en 2013, un budget qui "ne cesse d'augmenter d'année en année", en raison du coût du cancer et de la crise économique. 10 200 nouvelles familles se sont également tournées en 2013 vers les commissions sociales de la Ligue, soit 15% de plus qu'il y a deux ans !

 

Complémentaires : la généralisation accélère la recomposition

"Avec l'obligation faite à tous les salariés du privé d'être couverts par un contrat collectif d'ici au 1er janvier 2016, la recomposition du secteur [de la complémentaire santé] devrait en effet inévitablement s'accélérer", estiment Les Echos (page 24). La généralisation de la complémentaire pour tous s'ajoute à d'autres facteurs qui contribuent à la recomposition du secteur : recherche d'économies d'échelle, renforcement de la solidité financière en vue des nouvelles règles de solvabilité, besoin de diversification ou de nouveaux services, détaille le quotidien économique.

A titre d'exemple, début mars, Identités Mutuelle, la Mutuelle familiale et le groupe Entis mutuelles ont annoncé la création d'une union de groupe mutualiste. "Le nouvel ensemble revendique plus d'un million de personnes protégées et 550 millions d'euros de cotisations", indiquent Les Echos. Dans ce vaste mouvement, les mutuelles de la Fonction publique ne sont pas en reste, observe ce quotidien. Ainsi, la MGET pourrait rejoindre la MGEN en 2015. Dans un autre article (page 24), Les Echos évoquent la possibilité d'un partenariat entre la Mutuelle générale avec Malakoff Médéric ou Humanis. Interrogés par le quotidien économique, ces trois acteurs ne se sont livrés à aucun commentaire. L'impact des mutations de l'environnement économique sur le modèle mutualiste constituera d'ailleurs le thème central du Conseil national, qui se tiendra le 3 avril, à Paris.
John Sutton