Emmanuel Macron-Marine Le Pen : un débat « musclé »

Le débat télévisé d'hier soir entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron a été "musclé" et "confus", constate la presse. La santé et la protection sociale ont été brièvement évoquées à travers les propositions des candidats sur les déserts médicaux, le prix des médicaments et la réforme des retraites.

"Les candidats d'En Marche ! et du FN se sont affrontés mercredi soir, sans parvenir à instaurer un dialogue à la hauteur de l'enjeu." (…) "L'histoire des débats télévisés n'en sortira pas grandie.", estime Le Figaro.

"On attendait un débat tendu, il fut brutal. Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont combattu pied à pied, toujours à l'offensive, parfois quand même en pédagogie", estime, de son côté, Le Parisien. "Les deux finalistes de l'élection présidentielle se sont livrés mercredi soir à un débat particulièrement musclé", écrivent Les Echos, qui retiennent l'image d'"un choc frontal, tendu et rugueux". Enfin, Libération considère que "d'agressions en invectives démagogiques, la candidate d'extrême-droite aura plombé l'échange, obligeant souvent Emmanuel Macron, plus précis, à rester sur la défensive".

Libération est un des rares quotidiens à rendre compte des quelques échanges des deux candidats sur la santé. Marine Le Pen, a accusé Emmanuel Macron de vouloir  "démanteler le système de protection sociale", note Libération. La candidate du Front national a estimé qu'"il y a beaucoup d’économies à faire sans réduire les prestations, par exemple par le numérique". Evoquant ensuite l’offre de soins et la désertification médicale, elle a promis d'"augmenter le numerus clausus, de mettre en place un stage d'internat de six mois dans les territoires sous-denses, des baisses fiscales pour les médecins proches de la retraite pour les inciter à rester […] et de faire en sorte que le prix des médicaments baisse."

Le candidat d'En marche ! a rétorqué que "80% des médicaments sont fabriqués à l’étranger. Or, comme vous voulez taxer les importations, leurs prix vont donc augmenter."

Sur le retour de l'âge de la retraite à 60 ans, après 40 annuités, Marine Le Pen a eu du mal à expliquer comment cette mesure serait financée, soulignent Les Echos. Pour Emmanuel Macron, cette mesure coûterait "30 milliards d'euros ", donc serait "infinançable".

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John Sutton

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