croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Emmanuel Macron : « La Scoop est la quintessence de l’esprit d’entreprise »

Tout un symbole ! Pour sa première sortie, le nouveau ministre de l'Economie visitera aujourd'hui à Romagny, dans la Manche, la première société coopérative ouvrière de France : Acome, leader mondial de la fibre optique. Par ce déplacement dans une structure relevant de l'économie sociale et solidaire (ESS), Emmanuel Macron entend montrer que "l'entreprise ne doit pas se réduire à la caricature que l'on fait trop souvent", explique-t-il dans un entretien à Ouest-France (page 4). Avant d'ajouter : "L'entreprise est au cœur de notre économie, c'est elle qui emploie, exporte, innove. Et la Scoop illustre bien l'idée que je me fais de l'entreprise : une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font."

Pour le nouveau locataire de Bercy, l'entreprise "ne doit pas être le lieu de la confrontation entre les salariés et les actionnaires, mais le lieu de regroupement de ceux qui veulent créer, produire, tirer plus loin cette collectivité". "La Scoop est la quintessence de cet esprit d'entreprise", estime-t-il. Forte de 1.430 collaborateurs, Acome affiche un visage économique réjouissant, avec un chiffre d'affaires en hausse cons­tante, indique Ouest-France.

L'entreprise sera l'un des thèmes centraux de la réunion d'agenda social qui se tiendra le 9 septembre, indiquent Les Echos (page 2), en particulier sur des sujets délicats comme les seuils sociaux ou le travail dominical. Dans un entretien au quotidien économique (page 2), le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, estime que "la priorité absolue est que les branches s'engagent enfin clairement sur les contreparties au pacte de responsabilité. Si rien ne vient sur l'emploi, l'investissement, l'alternance, il ne faut pas s'attendre à avoir un agenda social interprofessionnel dynamique et performant". Concernant le travail le dimanche, Laurent Berger considère que "des adaptations sont possibles mais une généralisation est exclue. Le travail du dimanche doit rester l'exception. Il faut réfléchir par zone géo­graphique en mettant fin à toutes les dérogations sectorielles avec des contre­parties – salaires, repos – négociées par zone ou par branche, y compris pour les salariés des TPE et ceux des activités sous-traitantes, comme le nettoyage et le gardiennage", avance-t-il.

Alors que l'entreprise constitue actuellement un thème clivant au sein de la majorité, Laurent Berger, dans cet entretien, appelle cette majorité à parachever son "évolution culturelle" sur le sujet. "Les trois-quarts des salariés se disent fiers de travailler dans leur entreprise. Maintenant, c'est aussi au patronat de faire sa révolution culturelle et de reconnaître que l'entreprise, c'est une propriété sociale dans laquelle les salariés doivent avoir voix au chapitre et ne doivent pas être seulement considérés comme une variable d'ajustement", estime ce leader syndical.

Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)