croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Elections régionales : une France bicolore

"La droite l'emporte, la gauche résiste, le FN en échec." C'est par ce titre, en « une » de son édition, que Le Figaro résume les résultats des élections régionales 2015. A l'issue du second tour, la droite des Républicains emporte en effet sept régions, le Parti socialiste cinq et le Front national aucune.

Les Républicains-UDI-Modem ont ainsi gagné le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (57,3% avec Xavier Bertrand en tête de liste), la Provence-Alpes-Côte d'Azur (54,8% avec Christian Estrosi), l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (47,8% avec Philippe Richert), l'Ile-de-France (44% avec Valérie Pécresse), les Pays de la Loire (43,1% avec Bruno Retailleau), l'Auvergne-Rhône-Alpes (41,1% avec Laurent Wauquiez) et la Normandie (36,4% avec Hervé Morin).

Le Parti socialiste, avec ses alliés de gauche et écologistes, obtiennent quant à eux la présidence de la région Bretagne (51,4% avec Jean-Yves Le Drian), de l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (44,3% avec Alain Rousset), du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (43% avec Carole Delga), du Centre-Val de Loire (34,8% avec François Bonneau) et celle de la Bourgogne-Franche-Comté (34,7% avec Marie-Guite Dufay). Quant à La Corse, ce sont les nationalistes qui l'ont emporté avec Gilles Simeoni et ses 35,3% de voix, juste devant les socialistes.

Face au danger, l'électorat républicain a surmonté son indifférence, sa déception ou sa colère, pour opposer au Front national une barrière démocratique qui le prive des succès espérés.

Face à ces résultats, Libération, qui relève que "l'extrême droite échoue dans toutes les régions", titre en "une" : "Soulagés, mais…" "Le Front national rate la marche mais…", titre en écho Le Parisien/Aujourd'hui (page 2).

"Le sursaut a eu lieu, écrit Laurent Joffrin dans l'éditorial de Libération (page 2). Face au danger, l'électorat républicain a surmonté son indifférence, sa déception ou sa colère, pour opposer au Front national une barrière démocratique qui le prive des succès espérés."

Arrivé en tête dans six régions au premier tour, le FN n'est finalement pas parvenu à arracher la moindre région au second. Et cela, font remarquer Les Echos (page 2), "en dépit du rejet des partis traditionnels, impuissants à résoudre la crise économique, et du climat provoqué par les attentats".

Encore cette fois, la menace a été écartée par "un non franc, clair, mais pas si massif", poursuit Le Parisien/Aujourd'hui (page 2). En comparaison avec 2002, où Jacques Chirac avait obtenu 80% des voix face à Jean-Marie Le Pen, le front républicain n'a pas dépassé les 60%. D'ailleurs, seule une région peut s'enorgueillir d'un score du FN en dessous des 15% : l'Ile-de-France. A l'opposé, le parti de Marine Le Pen atteint les 45,2% en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 42,8% dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

A lire aussi – Honoraires : les dépassements coûtent plus cher

Selon un document publié par l'assurance maladie consacré au bilan des contrats d'accès aux soins (Cas), le nombre d'actes médicaux soumis à dépassement a baissé de 1%, contre +2 % avant 2012, date de mise en place de ces nouveaux contrats. Une bonne nouvelle, observe Le Parisien/Aujourd'hui de samedi (page 14), mais en apparence seulement.

En effet, alors que l'objectif du contrat d'accès aux soins visait à réduire les dépassements d'honoraires des médecins autorisés à en pratiquer (secteur 2), "une mauvaise surprise" est apparue.

En adhérant à ces contrats, des médecins initialement interdits de dépassements (secteur 1) se sont mis à en pratiquer. "Ils sont 3.407 dans ce cas, sur les 11.441 médecins ayant adhéré aux Cas au 30 septembre. Conséquence : le montant global des dépassements a grimpé, passant de 2,6 milliards d'euros en 2012 à 2,8 milliards d'euros en 2014. Deux cents millions d'euros pris en charge par les complémentaires santé ou réglés par le patient." Ces contrats ne sont pas "une solution" mais une "impasse", estime l'association UFC-Que choisir, qui déplore un « tour de passe-passe sur la baisse annoncée des dépassements ».

En bref

Social

– "Un calendrier vaccinal inadapté ?" La députée (PS) Sandrine Hurel doit remettre dans quelques semaines à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, un rapport dans lequel elle va formuler des recommandations sur le principe de l'obligation vaccinale ainsi que des propositions pour améliorer le taux d'adhésion des Français à la vaccination. Selon un rapport de la Direction générale de santé, seuls 40% des enfants de 24 mois sont correctement vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), alors que l'objectif affiché est une couverture vaccinale de 95%. Le Parisien/Aujourd'hui de samedi 12 décembre page 11.

– "La Saône-et-Loire recherche médecins désespérément." Soucieux de freiner le mouvement de désertification médicale, le conseil départemental de Saône-et-Loire multiplie les actions pour convaincre les médecins de s'installer dans les environs de Mâcon, de Paray-le-Monial ou encore du Creusot. Après avoir créé le site Internet installeunmedecin.com en 2013, le département a lancé la « instal'Box ». Autrement dit l'offre d'un week-end découverte dans la région pour tout médecin et sa famille avec, au menu, des activités sportives, culturelles ou familiales, l'hébergement, le transport et les repas ainsi que des produits locaux. L'objectif est de « créer le déclic pour un médecin qui hésite à s'installer en Saône-et-Loire". Le Figaro page 28.

Et aussi

– Entretien avec le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et de l'Association française de l'assurance (Afa), Bernard Spitz, dans Les Echos page 20.

– Le Japonais Sompo Japan Nipponkoa Holdings, premier actionnaire de Scor, a annoncé vendredi renoncer à son objectif de grimper à au moins 15% du capital du réassureur français. Les Echos page 34.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)