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Election présidentielle : la santé, une priorité pour les Français

Pour 76% de Français, "la préservation de notre système de santé et d'assurance maladie doit être une priorité de l'action du prochain président de la République".

"La santé fait partie des priorités absolues des Français." Telle est la principale observation qui se dégage d'un sondage Baromètre Santé 360, réalisé par Odoxa auprès d'une partie de la population européenne, intitulé : "La place de la santé dans le débat public et électoral". De fait, écrit Le Figaro (page 13) qui rend compte de ces résultats, les prochains débats électoraux en France ne pourront pas faire l'économie des questions "relatives à la santé et à l'assurance maladie".

Selon cette enquête réalisée fin octobre dans l'Hexagone (mais aussi en Grande-Bretagne, en Espagne, en Allemagne et en Italie), il apparaît que 76% de nos compatriotes estiment que "la préservation de notre système de santé et d'assurance maladie doit être une priorité de l'action du prochain président de la République". Une priorité qui vient juste après la lutte contre le chômage et le terrorisme (86%), l'insécurité et la délinquance (80%), mais devant l'éducation (69%) et la lutte contre l'immigration clandestine (62%).

Il faut dire que les trois-quarts des sondés de l'Hexagone s'estiment mieux lotis que leurs voisins en matière de système de santé et d'assurance-maladie, ce qui est chez eux un des rares domaines d'optimisme. L'image qu'ils ont de certains des acteurs de santé est même "exceptionnellement bonne". Les infirmiers sont par exemple appréciés par 95% des personnes interrogées, les médecins généralistes par 89%, les pharmaciens par 83% et les médecins spécialistes par 81%. Pour ce qui est de l'hôpital, 88% des patients en ont une bonne opinion.

Seulement, cet optimisme national est terni par certaines perspectives, rapporte Le Figaro. En effet, "les sondés (80% de l'ensemble des Français, 78% des patients et 86% des médecins) pensent que leur système de santé ne peut qu'évoluer vers du moins bon". Un sentiment commun à tous les pays, mais plus renforcé en France qu'ailleurs. "Cela devrait inciter les politiques à s'intéresser de près à ces questions", observe Gaël Sliman, le président d'Odoxa.

Or, selon cette enquête, 76% de nos concitoyens trouvent que la santé est la grande absente des débats politiques et électoraux. Et cela, même si 55% d'entre eux affirment que les propositions des candidats en matière de santé sont susceptibles d'avoir un impact sur leur choix au moment du vote.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)