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Egalité salariale

Soyons optimistes : d'ici à deux ans, les inégalités professionnelles et salariales entre hommes et femmes devraient s'estomper. C'est du moins l'objectif de la troisième et dernière grande conférence sociale tripartite (syndicats patronaux, de salariés, Etat) qui s'ouvre aujourd'hui, indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 8). Intervenant après celles consacrées aux conditions de travail et au pouvoir d'achat, cette réunion vise à trouver "les moyens techniques pour constater et sanctionner les discriminations à l'égard des femmes", selon le vœu du chef de l'Etat, cité par La Croix (page 10).

Les disparités sont bien réelles, comme le rappelle L'Humanité (page 6). En 2005, l'écart salarial entre hommes et femmes était, en moyenne, de 18,9%, constate l'Insee. Cette différence "s'explique par les interruptions de carrière, le temps partiel, et le fait qu'elles occupent en majorité des postes moins payés". Le terrain professionnel relève bien d'autres inégalités dont les femmes sont les victimes, note à son tour Libération (page 6-7).

Si les femmes sont moins nombreuses que les hommes à occuper des postes à haute responsabilité (sur 1.025 dirigeants d'entreprises du Cac 40, seuls 74 sont des femmes), on en compte, en revanche, plus au chômage. Cette inactivité forcée est d'ailleurs plus longue que celle des hommes et, comme partout en Europe, les femmes reçoivent moins d'allocations chômage que leurs homologues masculins, détaille Libération.

Même tendance au niveau des retraites. Selon le ministère de l'Emploi, en 2004, les retraites féminines ont été inférieures de 38% à celles des hommes. "Pas étonnant (puisque) seules 44% des femmes retraitées ont pu valider une carrière complète pour toucher une retraite à taux plein", explique Libération.

Pour remédier à ces injustices, "outre les recours classiques à de nouvelles campagnes de sensibilisation et à des formations accrues des managers et délégués syndicaux", d'autres modes d'action sont envisagés par les pouvoirs publics, indiquent Les Echos (page 4). Notamment celui d'une "refonte du rapport de situation comparée (RSC)." Il s'agit du document annuel portant sur le respect de cette parité que les entreprises de plus de 300 salariés doivent réaliser. C'est une obligation, mais dans les faits, "très peu s'y plient", rappelle ce quotidien.

Mais la nouveauté des prochaines mesures, note Le Journal du dimanche (pages 2 et 3), sera, à compter de 2009, la "taxe aux entreprises qui refusent de lancer une négociation – en théorie obligatoire – pour réduire les écarts de salaires". Toutefois, fait remarquer l'hebdomadaire, "un tel principe a déjà été voté en 2006, sans jamais avoir été appliqué".

A lire aussi – Services à la personne : un essor fragile

Le premier salon des services à la personne se tient du 29 novembre au 1er décembre, au Cnit de la Défense (Hauts-de-Seine). A cette occasion, Le Parisien/Aujourd'hui réalise dans son supplément "Economie" (pages 2 et 3) un premier bilan sur cette activité, deux ans après le lancement du plan Borloo.

Par rapport à l'année dernière, le chiffre d'affaires global du secteur est en hausse de 12%, pour atteindre 12 milliards d'euros. Les prévisions de recrutements sont également en augmentation, puisque 160.000 nouveaux emplois sont envisagés pour 2007.

Par conséquent, conclut Le Parisien/Aujourd'hui, "l'objectif ambitieux de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Emploi, de créer 500.000 nouveaux postes dans le secteur des services à la personne d'ici à fin 2008, semble en bonne voie". Toutefois, ce marché ne permettra pas à tous les entrepreneurs d' "emprunter une route pavée d'or", nuance ce journal. Si le nombre d'intervenants est passé de 5.000 à 12.000 en un an, la demande n'a pas évolué au même rythme.

Pourtant, explique Eric Robertet, directeur de Future Fondation, "le vieillissement de la population et l'accélération du rythme de vie pour les familles où les parents travaillent plaident en faveur du secteur. Mais le gros point noir reste le pouvoir d'achat", conclut-il.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)