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Egalité femmes-hommes : le compte n’y est toujours pas

Ce 8 mars 2017, pour la Journée des droits des femmes, la presse constate que l'égalité des sexes n'est toujours pas une réalité. Particulièrement en politique et au niveau des salaires, où les femmes sont sous-évaluées.

Ce 8 mars 2017, comme chaque année, la presse dans son ensemble se penche plus attentivement que d'ordinaire sur le statut des femmes dans notre société. Aujourd'hui, la Journée des droits des femmes n'échappe pas au constat traditionnellement établi : l'égalité entre les deux sexes n'existe toujours pas. En particulier au point de vue salarial, thème choisi pour cette nouvelle édition.

L'égalité, note Libération dans un épais dossier qui évoque "une lutte infinie", les femmes la revendiquent à plus d'un titre. Dit plus directement, elles réclament "des droits, du pognon, du respect".

Car le compte n'y est pas encore, en dépit des promesses. Comme celle de François Hollande, qui avait promis l'égalité des salaires alors qu'il était candidat. Cinq ans plus tard, remarque Fatima Benomar, porte-parole de l'association Effronté-e-s, "les Françaises sont toujours payées 26% de moins que les Français".

Si le monde politique ne s'empresse pas de réduire ce fossé, c'est certainement en raison de la surreprésentation masculine dans ce milieu.

En effet, souligne Le Parisien, les femmes "ne représentent au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) que 25% des élus (en net progrès cependant par rapport aux législatures précédentes)".

"Grâce aux lois sur la parité, il y a désormais autant de femmes que d'hommes dans les conseils municipaux, les conseils départementaux et les régions", poursuit le quotidien. Mais pour ce qui est des postes de maires, elles les occupent encore de façon minoritaire.

Pourtant, remarque Laurence Rioux, responsable de la division études sociales de l'Insee dans Le Figaro, les filles "réussissent mieux à l'école que les garçons. Aujourd'hui, les jeunes femmes des jeunes générations sont plus diplômées que les jeunes hommes".

Malgré ces performances, les espaces à conquérir sont encore nombreux, estime Le Monde. C'est pourquoi "les associations féministes cherchent à mettre la question des droits des femmes au cœur du débat politique".

Cette question figure sous diverses formes dans les programmes des différents candidats à l'élection présidentielle, écrivent Les Echos.

Benoît Hamon promet, par exemple, de doubler le budget du ministère des Droits des femmes (26,9 millions en 2016), de rendre obligatoire et d'étendre le congé de paternité "pour impliquer davantage les pères" ou de renforcer les sanctions envers les entreprises qui ne respecteraient pas l'égalité.

Pour sa part, Emmanuel Macron envisage de faire intervenir le Défenseur des droits afin de contrôler le respect salarial en entreprise, ou d'"instaurer un congé de maternité unique pour toutes les femmes", quel que soit leur statut professionnel, en l'alignant sur le régime le plus avantageux, celui des salariées.

Jean-Luc Mélenchon, de son côté, opte pour la mise en place d'un "accord contre les inégalités de salaire et de carrière (aujourd'hui limité aux entreprises de plus de 50 salariés)" et souhaite revaloriser les grilles salariales des métiers occupés par les femmes. Sans donner plus de précisions, Marine Le Pen évoque, quant à elle, "un plan national pour l'égalité salariale femmes-hommes".

Enfin, François Fillon, "souhaite, comme Benoît Hamon, flexibiliser les horaires des crèches et encourager les employeurs à développer le télétravail", ajoute le quotidien économique. Mais aucune trace d'égalité salariale dans son programme.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)