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Economies sur la Sécu : une « absolue priorité »

Le Premier président de la Cour des comptes a appelé hier le gouvernement à faire porter "en absolue priorité" les efforts d'économies sur les régimes de Sécurité sociale, "car la persistance anormale de déficits structurels, depuis plus de vingt ans, singularise notre pays par rapport à ses voisins", a expliqué Didier Migaud, rapporte Libération (page 20).

"Les comptes sociaux doivent être rapidement et vigoureusement ramenés à l'équilibre", a-t-il déclaré lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour des comptes, note Le Figaro-économie (page 20). Il a ainsi demandé aux pouvoirs publics "des efforts énergiques pour infléchir encore davantage l'évolution des dépenses, tout particulièrement de santé".

L'ancien député socialiste a abondé dans le sens du président de la République, qui avait assuré le 31 dé­cembre, lors de ses vœux télévisés, que la Sécurité sociale "doit en terminer avec les excès – nous les connaissons – et les abus", souligne Libération. Parmi les exemples négatifs relevés par le premier président de la Cour des comptes, Le Figaro-économie cite la réforme de la permanence des soins, qui a entraîné un quasi-triplement de son coût pour l'assurance maladie (630 millions d'euros en 2011) et ce "pour un service rendu qui s'est dégradé". De même, le DMP, qui se situe "actuellement dans une impasse, alors que les dépenses engagées depuis 2004 dans ce projet sont de plusieurs centaines de millions d'euros".

Didier Migaud a également approuvé l'objectif du chef de l'Etat de réaliser, d'ici à 2017, 50 milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques. "La réduction de la dépense publique apparaît comme un préalable à une mise à plat réussie de la fiscalité", a-t-il prévenu hier, soulignent Les Echos (page 5).

A lire aussi dans la presse - Un médicament à base de cannabis

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a accordé hier une autorisation de mise sur le marché pour le Sativex®, un spray buccal à base d'extraits de chanvre. Ce médicament est destiné à soulager les contractures sévères, résistantes aux autres traitements, dont souffrent certains malades atteints de scléroses en plaques, rapporte Le Figaro (page 11). Sa commercialisation ne sera pas effective avant 2015.

De nombreux pays ont déjà autorisé ce produit et la France était l'un des derniers pays européens où il n'était pas possible de le prescrire en raison d'une législation interdisant l'usage de produits à base de cannabis. "Il ne s'agit pas de légalisation du cannabis thérapeutique", s'est empressé de préciser le ministère de la Santé, note Le Monde (page 9).

La délivrance du Sativex® sera très encadrée, souligne La Croix (page 5). "La première prescription devra obligatoirement être faite à l'hôpital, par un neurologue ou un médecin de réadaptation. Ce spécialiste devra revoir le patient tous les six mois", précise, dans ce quotidien, Nathalie Richard, directrice adjointe du département des médicaments en neurologie, psychiatrie et stupéfiants à l'ANSM. La prescription ne sera valable que pour 28 jours, le patient devant à chaque fois obtenir son renouvellement chez son généraliste.

Cette autorisation suscite un nouvel espoir pour les patients. Le Dr Bertrand Lebeau, addictologue à l'hôpital de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), juge néanmoins "trop restrictive" l'AMM délivrée pour le Sativex®. "Les médicaments à base de cannabis peuvent se révéler utiles pour d'autres usages, notamment la diminution des nausées et des vomissements chez les malades du cancer ou la stimulation de l'appétit. Ils peuvent aussi avoir un intérêt pour soulager les patients vivant avec le VIH ou une myopathie", explique-t-il dans La Croix.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)