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Dure vie d’aidant

A l'occasion de la Journée nationale des aidants, qui se tiendra vendredi 6 octobre 2017, une étude objective la difficile association entre activité professionnelle et vie d'aidant auprès d'un proche malade ou dépendant.

C'est parce qu'ils sont entre 8 et 11 millions, et passent le plus souvent inaperçus que Le Parisien (page 15) utilise l'expression d'"armée silencieuse" pour désigner ces combattants du quotidien que sont les aidants. Aussi, pour rendre davantage visible leur action et les soutenir, une journée nationale leur est désormais dédiée, le 6 octobre.

Cette année, cette journée, met l'accent sur "les territoires, sources de solutions pour les aidants", souligne le quotidien.

Un soutien plus que nécessaire tant la tâche est lourde. En particulier pour ceux qui continuent d'exercer une activité professionnelle en parallèle de l'aide qu'ils dispensent. D'après L'Argus de l'assurance, ils seraient 4 millions, sur 8 millions d'aidants, à se trouver dans cette situation.

C'est ce qu'il ressort d'une étude réalisée par Malakoff Médéric et la Fondation Médéric Alzheimer. D'après cette enquête, sur 302 employeurs interrogés, 31% ignorent qu'il existe au sein de leur entreprise des "salariés-aidants".

Et quand ils ont connaissance de la situation, les dirigeants qui en sont informés font état de répercussions sur le fonctionnement de leur entreprise. L'aide qu'un salarié apporte à un proche génère par exemple "de l'absentéisme (59%), des problèmes d'organisation du travail (50%), une démotivation du salarié-aidant (48%) et une perte de productivité (41%)".

Pour leur part, les deux-tiers des 221 salariés-aidants consultés admettent que cette situation produit un impact sur leur vie professionnelle : dans 33% des cas, par exemple, les horaires de travail doivent être modifiés, voire réduits (29%). Sur les trois derniers mois, indiquent ces derniers, 33% ont dû partir plus tôt du travail, quand d'autres déclarent arriver en retard. Le travail à domicile concerne par ailleurs 14% des situations.

Et 39% des intéressés ignorent l'existence des congés spécifiques mis en place par les pouvoirs publics, complète l'étude. D'ailleurs, seuls 12%  y ont eu recours. Néanmoins, "64% des salariés-aidants souhaitent disposer d'une information sur les aides disponibles pour concilier vie professionnelle et vie personnelle". Ils sont en outre 38% en attente de formations spécifiques sur le thème de l'accompagnement.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)