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Dix médicaments coûteux pour la Sécu

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018 termine son parcours parlementaire. Parmi les mesures votées, la réduction des dépenses liées aux médicaments. A cette occasion, Le Monde dresse la liste des plus onéreux pour la collectivité.

Actuellement examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 devrait être entériné la semaine prochaine. Ce texte composé de 57 articles a pour ambition de réduire le déficit des comptes de 3 milliards d'euros pour atteindre 2,2 milliards, rapporte Le Figaro.

Pour ce faire, il est, entre autres, prévu une réduction des dépenses de santé, notamment sur le poste médicaments. Ce dernier point, insiste Le Monde, "bénéficie de toute l’attention des autorités", et cela même si les médicaments n'occasionnent "que" 18,5 milliards d'euros de remboursements. Autrement dit, "une goutte d’eau dans les dépenses de santé de la France", qui s'élèvent à près de 200 milliards d'euros. Le gouvernement souhaite réduire la facture de 1,5 milliard d'euros l'an prochain.

Pour y parvenir, il mise sur le développement des génériques (380 millions d'économies envisagés) et sur un contrôle plus strict des prescriptions, lequel réduirait les dépenses de 320 millions. Des baisses de prix sont également envisagées à hauteur de 480 millions d'euros.

Il faut dire, ajoute Le Monde, que certains médicaments sont particulièrement onéreux. Afin de les identifier, le quotidien s'est livré à une analyse des données d'Open Medic, la base qui recense toutes les informations sur les médicaments remboursables. De cette observation, il ressort que "les dix premiers médicaments remboursés par la Sécurité sociale en 2016 lui ont coûté plus de 2,5 milliards d’euros".

En tête figure l'Humira, un traitement prescrit pour des maladies inflammatoires (dont la polyarthrite rhumatoïde), qui représente 460 millions d'euros de remboursements. Médicament concurrencé par l'Enbrel, situé en 5e place (235 millions remboursés). S'ensuivent en deuxième et troisième positions, le Lucentis (près de 323 millions d'euros remboursés) et l'Eyla (259 millions), chacun prescrit pour lutter contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

Pour ces médicaments les plus remboursés, comme pour la plupart des suivants de ce classement, des génériques existent mais sont insuffisamment prescrits. C'est le cas du Doliprane (8e du classement avec 202 millions remboursés), régulièrement mentionné sur les ordonnances des médecins à la place du simple paracétamol.

L'attachement des Français à certaines marques explique également la non-prescription des génériques, ajoute Le Monde. C'est le cas du Crestor, un anticholestérol (240 millions d'euros remboursés), placé à la 4e place, beaucoup plus cher que ses génériques. Mais parfois, complète le quotidien, c'est simplement l'entente entre laboratoires qui nuit au développement des génériques. Donc aux caisses de la Sécu.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)