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Déserts médicaux : le plan d’Agnès Buzyn

Alors que la baisse du nombre de médecins en activité régulière a été confirmée hier par le Conseil national de l'ordre des médecins, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, présente aujourd'hui un plan de lutte contre les déserts médicaux. Ce programme vise en particulier à libérer du temps médical.

Ce vendredi 13 octobre 2017, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit dévoiler le plan de lutte du gouvernement contre les déserts médicaux. Il s'agit d'une urgence, souligne Le Figaro car, comme en témoigne l'Atlas 2017 de la démographie médicale publié hier par le Conseil national de l’ordre des médecins, la baisse du nombre de praticiens en exercice est devenue "préoccupante", voire "alarmante".

Pourtant, relève La Dépêche à l'examen de ce document de 300 pages, jamais, nous n'avons eu autant de médecins qu'actuellement. Un paradoxe qui s'explique par le fait que sur les 290.974 médecins inscrits à l'Ordre, seuls 68% sont réellement en activité. Soit un peu moins de 200.000.

Le déclin de la profession, complète Le Figaro, s'observe surtout chez les généralistes, avec un de recul de 9,1% sur les dix dernières années. En effet, les effectifs vieillissent et ne sont pas remplacés au moment de leur départ en retraite.

Régulièrement, note Le Monde, la France a recours à des médecins étrangers afin de "répondre à court terme aux problèmes de la démographie médicale". Mais la majorité (62%) d'entre eux s'orientent vers les hôpitaux, qui peinent à attirer les jeunes médecins français. Leur venue ne résout donc en rien le manque de généralistes dans les territoires.

Parmi les orientations présentées par la ministre de la Santé pour réduire les zones médicalement sous-dotées, devrait figurer "la mutualisation des expériences", avec pour objectif de partir du terrain et non du sommet de l'administration, croient savoir Les Echos. Agnès Buzyn devrait également privilégier "l'accès" aux médecins et "l'augmentation du temps médical disponible", complète le quotidien.

Pour cela, la télémédecine va passer le cap de l'expérimentation "et devenir un droit pour tous les médecins dès l'année prochaine". Par ailleurs, afin de réduire le temps passé à gérer les tâches non médicales, comme le secrétariat, l'accent devrait être mis sur le développement des téléservices. Des dispositifs qui moderniseront les cabinets, tout au moins si le "fonds structure", créé en 2016, est suffisamment financé.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)