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Déserts médicaux : le Cese veut des aides « mieux ciblées »

Les aides financières à l'installation des médecins libéraux dans les zones sous-dotées doivent être "mieux ciblées", estime le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans un rapport publié le mercredi 13 décembre.

"La plupart des aides financières, quoique substantielles, sont inefficaces", estime le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans un projet d'avis sur les déserts médicaux. Cette institution relève que "les aides sont perçues par des médecins qui étaient déjà ou se seraient installés de toute façon", rapporte Le Revenu, site spécialisé dans le conseil en bourse.

Pour le Cese, ces aides "devraient être mieux ciblées" afin "d'augmenter leur impact". Il propose donc de les "soumettre à évaluation" dans le but de "supprimer celles qui sont porteuses d'un effet d'aubaine excessif".

Le Conseil économique, social et environnemental prend comme exemple les mesures d'exonération d'impôt sur le revenu ou de majoration des tarifs, jugées "trop générales", et recommande "des mesures à effet immédiat touchant le cumul emploi-retraite ou l'embauche d'une secrétaire médicale".

Le rapport suggère par ailleurs de "réguler" l'installation des spécialistes en secteur 2, "qui prendraient la décision de s'installer dans les zones sur-denses". Sans remettre en cause la liberté d'installation, le Cese préconise d'"utiliser le levier du conventionnement sélectif", en "contrepartie" du remboursement de leurs actes et consultations par l'assurance maladie, rapporte Le Revenu. Ces spécialistes devraient réaliser des "consultations avancées régulières en zones sous-denses", dans un hôpital local ou un centre de santé.

A noter que le conventionnement sélectif était également défendu par la Cour des comptes dans son rapport publié le 29 novembre dernier, les magistrats y voyant un moyen de mieux répartir les médecins sur l'ensemble du territoire. Mais la ministre de la Santé n'y est pas favorable, rappelle Le Revenu.

"La coercition n'est pas efficace. Je préfère qu'un spécialiste de secteur 2 puisse choisir où il s'installe, mais qu'en échange il aille travailler une ou deux journées par semaine dans une zone sous-dotée", déclarait Agnès Buzyn, le 22 octobre dans un entretien au Journal du dimanche.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)