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Dépistage du cancer colorectal : des résultats mitigés

Le nouveau test de dépistage du cancer colorectal est plus performant, mais moins d'un Français éligible sur trois se fait dépister tous les deux ans.

Quelques jours après l'annonce d'un élargissement des modalités du dépistage du cancer colorectal, l'Institut national du cancer (Inca) fait le bilan de la participation de la population à ce programme, qui concerne 19 millions de Français, rapporte Le Figaro. Le remplacement de l'ancien test, Hemoccult II, par un test immunologique, le FIT (Fecal Immunological Test), soulève beaucoup d'espoir.

Selon l'agence Santé publique France, le programme a permis, en 2016, de détecter près de 4.300 cancers (2,4 fois plus par rapport au test précédent) et près de 17.000 adénomes avancés (3,7 fois plus par rapport au test précédent), "au prix toutefois de 2,4 fois plus de coloscopies", précise l'Inca.

Par ailleurs, le FIT étant plus simple d'utilisation (un seul prélèvement au lieu de trois), les autorités de santé comptaient sur cette nouvelle procédure pour améliorer le taux de participation. "Déception, cette fois", estime Le Figaro. Entre l'entrée en vigueur du FIT, le 14 avril 2015, et le 31 décembre 2016, moins de 4,8 millions de personnes ont été dépistées, soit 28,6% de la "cible" réelle. La participation est un peu plus élevée chez les femmes (30%) que chez les hommes (27,1%) et augmente avec l'âge. Le dépistage s'adresse aux hommes et aux femmes âgées de 50 à 74 ans, ne présentant pas de symptômes apparents et à risque moyen de développer un cancer colorectal, rappelle-t-on.

"Nous avions fait une enquête auprès du grand public pour comprendre les réticences de certains, explique, au Figaro, le Pr Frank Zerbib, président du Conseil national professionnel d'hépato-gastroentérologie. La première raison invoquée était que les gens ne se sentaient pas concernés, la deuxième qu'il fallait manipuler les selles et la troisième, que 15% à 20% ne s'étaient pas rendus chez leur médecin depuis qu'ils avaient reçu l'invitation à participer au dépistage."

Avec près de 45.000 nouveaux cas et 18.000 décès par an, le cancer colorectal reste pourtant le 2e plus meurtrier chez l'homme (derrière le cancer du poumon) et le 3e chez la femme (derrière les cancers du sein et du poumon). Il faut dire que la moitié des cancers du côlon ou du rectum sont encore découverts au stade métastatique.

"Des signes encourageants émergent cependant", constate Le Figaro. Le premier repose sur l'envoi postal du FIT lors d'une relance, faisant passer le taux de participation de 36,6% à 51,6%. Autre signe encourageant : le taux de participation est en hausse sur la période 2016-2017.

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John Sutton

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