Dépenses de santé : une croissance qui ralentit

La direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) a publié le 27 mai son rapport annuel sur la protection sociale en France et en Europe en 2013. Principal constat : la réduction du déficit de la protection sociale se poursuit.

La réduction du déficit de la protection sociale se poursuit ! C'est le principal constat de la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) qui a publié le 27 mai son rapport annuel sur la protection sociale en France et en Europe en 2013.

En 2013, les dépenses de pro­tection sociale représentaient 715 milliards d’euros, soit 33,8% du produit intérieur brut (PIB). Les prestations, qui constituent la majeure partie des dépenses, ont augmenté de 3% en 2013. Cette progression est quasi-identique à celle des années 2010 et 2013, mais en deçà de celle constatée entre 2000 et 2009, époque où la hausse moyenne s’élevait à 4,6%.

"Parmi les principales prestations, la croissance des dépenses de santé (37% du total des prestations) poursuit sa décélération amorcée en 2005 pour s’élever à 232,8 milliards d’euros. Quant aux dépenses liées à la vieillesse survie […], elles continuent de progresser à un rythme soutenu en raison des flux importants de départs à la retraite", note la Drees.

Europe : maîtrise des dépenses

Quant aux ressources, la Drees relève qu’elles "augmentent plus fortement que l’ensemble des emplois, entraînant une baisse du déficit de la protection sociale". Celui-ci s’est élevé à 7,9 milliards d’euros en 2013, soit un montant "trois fois inférieur au niveau record enregistré en 2010 (– 21,9 milliards)". La hausse des recettes est en partie due au relèvement des taux de cotisations retraite et à la réforme des règles d’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

Les dé­penses de protection sociale représentent, en moyenne, près de 30% de la richesse de l’Union européenne.

Elles augmentent moins rapidement depuis 2009, par rapport à la dynamique observée au cours des années 1996-2007. "Cette tendance té­moigne des politiques de maîtrise des dépenses publiques mise en œuvre par les Etats membres", conclut la Drees.

Télécharger l'intégralité de l’étude de la Drees

Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)