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Dépenses de santé : un reste à charge de 248 euros par personne

Grâce à l'intervention de la Sécurité sociale et des complémentaires santé, le reste à charge des Français est le plus faible au sein de l'Europe des Quinze, avec un montant de 248 euros par habitant. Ce résultat est issu du rapport intitulé "Les dépenses de santé en 2016".

Les dépenses de santé liées à la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) ont atteint 198,5 milliards d'euros en 2016. Ce montant, qui représente 8,9% du produit intérieur brut (PIB), correspond à "une dépense moyenne de 2.975 euros par habitant", indique la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees) dans son rapport "Les dépenses de santé en 2016". Ce document a été présenté, le 20 septembre 2017, à l'occasion de la commission des comptes de la santé.

Des prestations en hausse de 1,5%

Fort heureusement, les patients n'ont pas à s'acquitter de telles sommes. Les dépenses restant à leur charge s'élèvent à "248 euros par habitant", ce qui équivaut à 8,3% de la facture totale, évalue la Drees. "Au sein de l'Union européenne des Quinze, la France est le pays où le reste à charge est le plus limité", précise la Drees. Celui-ci diminue "pour la cinquième année consécutive".

En effet, les remboursements des frais de santé sont assurés par la Sécurité sociale, à hauteur de 77%, en hausse de 0,1 point par rapport à 2015. Les organismes complémentaires (OC), c'est-à-dire les mutuelles, les sociétés d'assurances et les institutions de prévoyance (IP), financent 13,3% des dépenses de santé.

Les prestations versées par ces organismes ont augmenté de 1,5% en 2016, un rythme de croissance moins élevé que celui de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) dont la progression est de 2,3%. "Cela s'explique en partie par la réforme des contrats responsables instaurée en 2015", rappelle la Drees.

Disparités de prise en charge

Cependant, cette répartition globale de la prise en charge de dépenses de santé cache de fortes disparités. Par exemple, les complémentaires santé remboursent 74% des dépenses dans le domaine de l'optique et 41,3% des coûts de soins dentaires (voir infographie ci-dessous). A elles seules, les mutuelles financent près de la moitié des dépenses relatives à ces deux secteurs, soit respectivement 48% en dentaire et 45% en optique.

A noter que les dépenses classées "autres biens médicaux", qui incluent notamment l'optique, les prothèses et les orthèses, contribuent pour 3,6% à la croissance des dépenses en un an. Les soins dentaires progressent de 2,9%. L'évolution des dépenses de santé est également portée par les soins ambulatoires (+2,4%), avec une poussée notable des soins de ville (+3,3%) en raison de deux épisodes grippaux, des soins d'auxiliaires médicaux (4,4%), des analyses de laboratoires (+2,7%) ou encore des soins de médecins et de sages-femmes (+2,7%). Par ailleurs, les soins hospitaliers ont augmenté de 2,2%.

Enfin, la Drees note que les facteurs démographiques influent sur la hausse des dépenses. Ainsi, entre 2011 et 2015, plus de moitié de l'évolution des dépenses est due à "l'accroissement de la population pour un quart, et son vieillissement pour un autre quart". Autres causes avancées : les comportements des patients et des professionnels de santé, l'innovation ou les changements de réglementation.

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)