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Dépenses de santé : des prévisions inquiétantes

Si rien n'est entrepris pour rectifier la tendance, le déficit de l'assurance maladie actuellement de 7,7 milliards d'euros devrait s'élever à 14 milliards en 2020, puis à 41 milliards en 2040.

Ces prévisions pour le moins inquiétantes sont celles formulées fin décembre par le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (Hcaam). Elles ont été calculées en fonction des évolutions plausibles des dé­penses de santé, lesquelles pourraient exploser au regard du vieillissement de la population et aux coûts occasionnés par les progrès techniques.

Ainsi, d'après ces projections que rapporte Le Figaro (page 22), les dépenses de santé s'accéléreraient particulièrement (+ 3%) jusqu'en 2024. Jusqu'en 2040, elles afficheraient une hausse de + 2,4%, et se ralentiraient par la suite avec un taux de + 1,8%. Une telle évolution ne serait pas supportable pour le système de protection sociale.

Dans ce contexte, le Hcaam formule trois préconisations, mais n'en retient qu'une. Ainsi, le Haut Conseil rejette la piste d'une augmentation des prélèvements sociaux (CSG et cotisations), car "si on avait recours qu'aux seules hausses de recettes, celles-ci seraient récurrentes jusqu'en 2040", estime-t-il.

Le déremboursement des soins n'est pas non plus une option privilégiée, car elle "impliquerait un changement systémique majeur", ajoute-t-il. De surcroît, un déremboursement massif de l'assurance maladie aurait un impact sur les complémentaires santé, note Le Figaro. Dans ce cas de figure, celles-ci "remboursant l'essentiel des dépenses, leur coût bondirait pour les assurés, tout du moins pour ceux qui pourraient s'en doter".

La seule piste "énergique et permanente" qui permettrait, selon le Hcaam, de maîtriser les dépenses de santé serait de mettre en place "une meilleure organisation des soins de premier recours". Ce qui consiste, explique le quotidien, à "en­voyer moins de patients directement aux urgences, très coûteuses pour la collectivité, et plutôt vers les médecins généralistes" et à réduire les actes et séjours hospitaliers "non pertinents".

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"Entre social-libéralisme dé­complexé et démocratie so­ciale apaisante", selon les termes de Libération (pages 10 et 11), le chef de l'Etat a présenté mardi, lors de ses vœux, "une feuille de route en droite ligne avec son début de quinquennat".

Deux points principaux se sont particulièrement détachés du discours de François Hollande : la réduction du chômage et la diminution des dépenses publiques. Ainsi, pour parvenir à "gagner cette bataille" contre le chômage, rapportait hier Le Pari­sien/Au­jourd'hui (page 4), le président de la République a présenté un "nouvel outil" aux contours encore un peu flous : le pacte de responsabilité aux entreprises.

Celui-ci, a-t-il déclaré, "est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social". Le chef de l'Etat devrait en dévoiler davantage lors de sa première confé­rence de presse qui se tiendra le 14 janvier, annoncent Les Echos (page 2).

Sur la question des dé­penses publiques, le président de la République n'a fixé aucun objectif, écrit Le Figaro (pages 2 et 3) mais il a, en revanche, opté pour le "recentrage de la sphère publique sur ses missions essentielles". D'après le quotidien, cela signifie, entre autres, "des coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires" au niveau des collectivités locales. Concernant la Sécurité sociale, François Hollande a déclaré vouloir "en terminer avec les excès et les abus".

Pour le chef de l'Etat, la baisse des dépenses publiques permettra non seulement de redresser le budget de la France, mais sera aussi un moyen, "à terme", de réduire les impôts. A ce titre, écrivait hier Le Parisien/Aujourd'hui, les Français connaissent depuis le 1er janvier "la plus massive des hausses d'impôts".

En effet, depuis le 1er janvier, le taux normal de TVA est passé de 19,6% à 20% pour la majorité des biens et des prestations de service. Pour ce qui est du taux intermédiaire, il a évolué de 7 à 10%. Il concerne la restauration, l'hôtellerie, les transports collectifs ou encore certains médicaments. Pour sa part, le taux réduit est resté à 5,5% pour les produits alimentaires de première nécessité et les livres.

En pharmacie, écrit ainsi le quotidien, deux situations existent désormais : "pour les médicaments remboursables, rien ne change : le taux actuel de 2,1% est maintenu". En revanche, "les cachets non remboursables voient leur taux de TVA passer de 7% à 10%. Chaque laboratoire sera libre de répercuter ou non les prix".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)