croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Dépendance : les Français favorables au maintien à domicile

Une étude de la Drees, parue en décembre, montre que 81% des Français sont favorables au maintien à domicile d’un proche dépendant. Le choix d’un placement en institution est le plus souvent le fait de personnes aisées.

Le choix du mode de prise en charge des personnes âgées dépendantes, comme son financement, est très nettement corroboré avec le niveau de vie, confirme le Baromètre d’opinion de la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees), publié le 15 décembre.

Si l’un de leurs proches parents devenait dépendant, seuls deux Français sur dix (19%) déclarent qu’ils souhaiteraient le placer dans une institution spécialisée. Huit sur dix (81%) se prononcent en faveur du maintien à domicile, sous différentes formes : 29% se déclarent prêts à accueillir la personne chez eux, 30% à s’en occuper à son domicile, et 22% à consacrer une partie de leur revenu à financer des aides pour qu’elle puisse rester chez elle.

Mais la préférence pour le maintien à domicile, très majoritaire donc, masque des différences selon les milieux sociaux. En effet, le placement en institution d’un proche est le plus souvent envisagé par les personnes les plus aisées que par celles aux revenus les plus faibles (23% et 14% respectivement).

Le recours à l’épargne

En outre, 73% des personnes interrogées considèrent que les pouvoirs publics (Etat, collectivités territoriales, caisses de retraite ou d’assurance maladie) devraient être les principaux acteurs de la prise en charge des personnes âgées dépendantes, loin devant les familles et les enfants (21%), les compagnies d’assurances (4%) et les associations (2%). Une majorité de Français (65%) sont également prêts à épargner davantage pour le cas où ils deviendraient eux-mêmes dépendants, la proportion étant plus forte chez les 20% les plus aisés (76%).

Le souhait d’une cotisation publique obligatoire pour financer la dépendance dé­pend également du niveau de vie. Parmi les 20% de personnes les plus aisées, quatre sur dix sont favorables à une cotisation obligatoire pour tous, contre trois sur dix parmi les autres personnes interrogées. Les personnes les plus aisées sont à l’inverse moins nombreuses à se prononcer en faveur d’une cotisation "uniquement pour ceux qui le veulent" : elles sont quatre sur dix à souhaiter une telle cotisation, contre cinq sur dix parmi les autres personnes interrogées.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)