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Dépendance : deux personnes sur trois attendent un financement de l’Etat

La prise en charge de la dépendance doit relever de l’Etat et des pouvoirs publics, estiment deux tiers des Français. Ils sont majoritairement favorables (52%) à la création d'une cotisation obligatoire pour financer la dépendance, que ce soit pour tous ou à partir d'un certain âge, révèle le baromètre d’opinion publié le 14 mars 2018 par la Drees.

Deux personnes sur trois, soit 66%, sont convaincues que "c'est à l'Etat et aux pouvoirs publics de prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes". Tel est l'enseignement du baromètre d’opinion rendu public le 14 mars 2018 par la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees). Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de plus de 3.000 personnes, entre octobre et décembre 2017.

Les Français sont majoritairement favorables à la création d'une cotisation obligatoire pour financer la dépendance mais avec un champ très différent : 33% des concitoyens veulent une cotisation pour tous, tandis que 19% envisagent l'obligation "à partir d’un certain âge", soit un total de 52%. A l'inverse, 47% de la population estime que cette cotisation spécifique devrait être facultative.

Un peu moins de sept personnes sur dix (69%) jugent que l'aide financière octroyée pour compenser les surcoûts liés à la dépendance devrait "être accordée uniquement aux personnes disposant des plus faibles revenus", indique le baromètre. Près d'un tiers des Français (30%) préfère un versement à toutes les personnes âgées dépendantes sans conditions de ressources. S'il demeure minoritaire, ce sentiment a néanmoins "progressé de 8 points depuis l’année 2006", précise la Drees.

 

Maintien à domicile privilégié

Parmi ceux qui sont opposés à une prise en charge étatique de la dépendance, 24% des concitoyens affirment que celle-ci "doit principalement relever des enfants ou des familles". Enfin, 9% considèrent que les personnes âgées dépendantes devraient épargner ou prendre une assurance privée.

Au total, 60% des Français se disent "prêts à épargner davantage pour anticiper une situation de dépendance pour eux-mêmes". Tout naturellement, cette réponse est corrélée au niveau de ressources : 65% des personnes dont le revenu est supérieur ou égal à 2.400 euros par mois souhaitent épargner davantage, contre 45% dans la tranche de revenu inférieur ou égal à 1.000 euros par mois.

En cas de dépendance avérée d'un proche, plus de la moitié des personnes "privilégient les solutions de prise en charge à domicile", poursuit le baromètre. Le domicile de la personne âgée arrive en premier lieu (34%), suivi du lieu de vie de l'aidant (26%). Les établissements spécialisés dans l'accueil des personnes âgées sont cités par 18% des répondants.

Autre enseignement du baromètre : un Français sur cinq déclare "une aide régulière et bénévole" auprès d'une personne âgée dépendante. "Trois quarts d'entre eux "ont le sentiment de ne pas être suffisamment aidés et considérés en tant qu'aidant par les pouvoirs publics", rapporte la Drees.

Pour en savoir plus

Consulter l'intégralité du baromètre d'opinion Drees 2017.
Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)