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Dépassements à l’hôpital : moins nombreux mais plus chers

Selon des données publiées hier par 60 millions de consommateurs et le Collectif interassociatif de la santé (Ciss), l'hôpital est toujours le lieu de dépassements d'honoraires "indécents" par certains médecins exerçant en libéral. Ces dépassements ont représenté 68,7 millions d'euros l'an dernier, rapportent Les Echos (page 13), contre 70 millions en 2011.

"Bien que limités en fréquence, poursuit Le Figaro (page 21), les montants ont pu toutefois grimper jusqu'à 2000 euros pour la pose d'une prothèse de hanche ou 700 euros par exemple pour une intervention de la cataracte." Il faut dire, ajoute le quotidien, que la nature des spécialités tend fortement à déterminer leur usage.

En effet, alors que les dépassements ont représenté une moyenne annuelle de 33000 euros, toutes disciplines confondues, de sérieux écarts existent entre les disciplines. Ainsi, les gastro-entérologues ont perçu un montant moyen annuel de 15000 euros de dépassements, tandis que les ophtalmologues, de leur côté, ont touché 33000 euros.

Dans le même temps, selon les données fournies par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) au site 60millions-mag.com, le taux de dépassement des chirurgiens a décru de 18%, celui des gynécologues-obstétriciens de 8% et celui des ophtalmologues de 19%.

Cette baisse, cela dit, n'a pas empêché l'enveloppe globale des sommes facturées au-delà du tarif de la Sécurité sociale de légèrement augmenter. D'après le site de 60 millions de consommateurs, cela s'explique par le fait que "les médecins dépassent moins, mais ces dépassements sont plus fréquemment facturés aux patients, notamment parce que le nombre de spécialistes les pratiquant augmente".

Pour les médecins des cliniques privées, les montants des dépassements se sont élevés à plus de 750 millions en 2011, poursuit Le Figaro.

 

Les recettes du Medef

Intitulé "Comment relancer la dynamique de création d'emplois en France ?", le document que devrait rendre public mercredi le Medef suscitera à coup sûr de nombreuses réactions. Selon Les Echos (page 11), ce texte d'une cinquantaine de pages "liste toute une série de freins qui, pour le patronat, devraient être levés en priorité", car ils nuiraient à la croissance et à la création d'emplois.

Au nombre de ces mesures d'ores et déjà dévoilées par le quotidien économique figure la suppression de deux jours fériés sur les 11 actuels afin d'espérer "un gain de 1% de croissance et la création de 100000 emplois". Dans le même élan, l'organisation patronale suggère d'ouvrir la possibilité de travailler le dimanche "en accord avec les salariés qui le désirent ou par accord social d'établissement, d'entreprise ou de branche", et veut "en finir" avec le principe d'une durée légale du temps de travail "imposée à toutes les entreprises".

Le but de cette révision du temps de travail, rapportent Les Echos, serait de permettre aux entreprises de "négocier non seulement la durée, qui constituera alors le seuil de déclenchement des heures supplémentaires", mais aussi le taux des majorations horaires et l'aménagement du temps de travail. "La loi ne serait plus que supplétive et s'appliquerait par défaut aux entreprises qui ne souhaitent pas ou ne parviennent pas à négocier un accord."

Autre piste avancée par le Medef : pouvoir déroger au salaire minimum, ajoute le journal. "Elle consiste à instaurer de façon transitoire un salaire qui serait inférieur au Smic pour les populations les plus éloignées de l'emploi et qui pourrait être complété par des allocations sociales afin de garantir un pouvoir d'achat équivalent au Smic." Une logique qui revient à celle des emplois aidés, analysent Les Echos, un dispositif souvent critiqué par le patronat.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)