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Dentaire : réflexions autour du reste à charge zéro

Pour la Mutualité Française, le reste à charge zéro est une "ambition réalisable", si l'ensemble des acteurs concernés se mobilisent. En dentaire, il apparait nécessaire, notamment, de rééquilibrer l'activité entre soins prothétiques et soins conservateurs.

"Alors que les chirurgiens-dentistes et l'assurance maladie tentent depuis plus d'un an de trouver un accord sur la revalorisation des tarifs de la profession, les négociations se compliquent encore un peu plus", juge Le Figaro. Et ce, en raison de la promesse présidentielle de parvenir à un "reste à charge zéro" d'ici à 2022 sur les soins optiques, dentaires et d'audioprothèse, rappelle le quotidien.

"Une ambition réalisable" pour Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, "à condition de mobiliser l'ensemble des acteurs et d'agir à la fois sur les remboursements mais aussi sur les tarifs".

Pour les syndicats de dentistes, cet objectif "change la donne". "Certaines de nos idées en faveur de l'innovation et de la prévention ont été reprises, mais il y a encore beaucoup d'incertitudes", a indiqué Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), le 15 décembre après-midi, à l'issue d'une réunion avec l'assurance maladie "pour une énième séance de négociation sur la réforme des tarifs".

Pour cette représentante de la profession, "la mise en œuvre du reste à charge zéro vient impacter de façon imprévue une négociation déjà très compliquée".

Alors que s'amorcent des discussions entre l'Etat, la Sécurité sociale et les complémentaires santé, les mutuelles ont rendu publiques, le 14 décembre 2017, des premières pistes de réflexion. Comme la baisse de la TVA sur les lunettes de 20 à 5,5%. Ou encore la réduction de la taxe de solidarité additionnelle sur les contrats d'assurance maladie (TSA), qui s'applique sur les cotisations aux complémentaires à hauteur de 13,27%.

Ces propositions ont vocation "à alimenter le débat", a précisé Thierry Beaudet. "La voie est étroite, commente, dans les colonnes du Figaro, le président de la Mutualité Française, mais on peut parvenir à ce reste à charge zéro. A condition que tout le monde prenne ses responsabilités : les professionnels, les complémentaires, sans oublier l'Etat, qui dispose de leviers fiscaux".

Concernant les professionnels de santé, la Mutualité suggère "de limiter le nombre d'opticiens en France – qui sont aussi nombreux qu'aux Etats-Unis – afin de diminuer les coûts de distribution", rapporte Le Figaro. Autre proposition : mieux adapter les équipements aux déficits auditifs, alors qu'aujourd'hui 95% des équipements vendus sont dans la classe la plus sophistiquée. Enfin, sur le dentaire, la Mutualité propose de transformer le modèle économique en rééquilibrant l'activité entre soins prothétiques et soins conservateurs.

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)