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Démographie médicale

Outre les franchises médicales, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008 comprend des mesures en faveur d'une meilleure répartition géographique des médecins et la taxation sociale des stock-options. Le PLFSS sera examiné ce matin en Conseil des ministres, puis débattu à partir du 23 octobre à l'Assemblée nationale, indique La Tribune (page 26).

Selon le ministère de la Santé, quatre millions de Français ont du mal à trouver un médecin généraliste. Quant à l'accès aux spécialistes, la situation est encore plus critique. "Il y a 31 pédopsychiatres dans l'Hérault et aucun en Lozère. Il y a dix fois plus de cardiologues de ville en Loire-Atlantique qu'en Mayenne ; il n'y a que deux ophtalmologistes pour toute la Haute-Marne", déplore la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans L'Express (page 20).

L'ancien ministre de l'Education nationale, Claude Allègre, s'inquiète également de cette situation. Comme il l'écrit dans son éditorial du Point (page 80), "on dit que la région Paca a autant de cardiologues et d'anesthésistes que l'Allemagne fédérale. Ça paraît incroyable. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il existe désormais en France des déserts sanitaires".

Pour encourager les futurs médecins à s'installer dans la région où ils ont effectué leurs études universitaires, Claude Allègre recommande de "déconcentrer le concours de l'internat en le situant au niveau de la région". Pour lutter contre les dysfonctionnements du système de soins, il propose d'organiser un "Grenelle de la santé".

Pour remédier aux déserts médicaux, le gouvernement a inscrit dans le PLFSS une mesure qui donnerait les moyens de soumettre le conventionnement d'un médecin à la densité médicale de sa zone d'exercice, note La Tribune. Pour les médecins, il s'agit d'une atteinte au principe de la "liberté d'installation".

En réaction, les internes appellent à manifester aujourd'hui à Paris. Ils ont reçu le soutien de certains syndicats de médecins libéraux, comme la CSMF et MG-France, soulignent Les Echos (page 2). La CSMF "exige le retrait pur et simple" de cet article.

Autre sujet sensible : la taxation des stock-options. Le député UMP Yves Bur, rapporteur du PLFSS, devrait déposer un amendement proposant d'instaurer une contribution patronale de 2,5% sur la valeur des stock-options et un prélèvement de 10% sur la distribution d'actions gratuites. Une proposition qui ne comblera pas le manque à gagner pour la Sécurité sociale de l'exonération de cotisations sociales des stock-options, note Le Monde (page 10).

A lire aussi – Régimes spéciaux : 40 ans pour tous

Le ministre du Travail a présenté hier aux organisations syndicales les grandes lignes de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Les 500 000 salariés concernés passeront progressivement, d'ici à 2012, à 40 ans de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein, contre 37 ans et demi actuellement. Les bonifications sont maintenues pour les agents recrutés avant fin 2008, précise La Tribune (page 27).

Les autres principes non négociables concernent l'introduction d'une décote à partir de 2010, à savoir une diminution du montant de la retraite en cas de départ avec un nombre insuffisant d'annuités, et d'une surcote. Celle-ci se traduira par une augmentation de la pension d'un salarié qui repousse son départ en retraite.

Que reste-t-il à négocier ? interroge Le Parisien/Aujourd'hui (page 8). "Le rachat des années d'études, les avantages familiaux et conjugaux, le handicap et l'invalidité", répond le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Tous les syndicats condamnent ces propositions et la CGT menace de prolonger la grève du 18 octobre, résume Le Figaro-économie (page 20).

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)