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Couverture maladie universelle : extension du dispositif

L'intégration de l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) dans le dispositif de couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) est l'une des mesures du plan de lutte contre la pauvreté, présenté le 13 septembre 2018 par le président de la République, Emmanuel Macron.

C'est avec l'objectif de mener "un combat neuf, indispensable, vital pour notre pays", afin de "ne plus oublier personne", que le président de la République, Emmanuel Macron, a lancé, le 13 septembre 2018, au musée de l'Homme, à Paris, sa Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Celle-ci s'appuie sur deux piliers, a précisé le chef de l'Etat : la prévention de la précarité et la réinsertion vers l'emploi.

Outre un service public de l'insertion, de l'emploi et de l'activité, ce plan prévoit de "revoir en profondeur le système des minima sociaux", qui est aujourd'hui "un maquis de prestations qui ne permet pas de sortir de la précarité", avec l'idée d'"aller au bout de la logique d'universalité".

En la matière, l'exécutif entend, en premier lieu, s'attaquer au non-recours aux droits sociaux. "Il faut faire du non-recours un objectif de politique publique, ce qu'il n'est pas aujourd'hui", a insisté la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, dans une intervention dans le cadre de cette présentation.

En effet, a déploré Emmanuel Macron, "30% des personnes éligibles au revenu de solidarité active [RSA] n'y ont pas accès, car elles ne savent pas, elles n'osent pas".

De même, en matière de santé, les plus démunis n'exercent pas toujours leurs droits. C'est particulièrement le cas avec l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS), dont le taux de non-recours s'établit entre 49% et 69%, selon la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (Drees).

Accès à la complémentaire santé

Avant une future loi en 2020 autour d'un revenu universel d'activité, fusionnant un grand nombre de prestations sociales, le gouvernement lance aujourd'hui "un chantier de refonte des minimas sociaux", a indiqué Emmanuel Macron.

Parmi ses dispositions, figure l'intégration de l'ACS dans la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

Taux de non-recours à la CMU d'après la Drees

Avec une participation financière d'un euro par jour, cette mesure vise à "simplifier radicalement l'accès aux droits de santé pour les personnes les plus vulnérables", détaille le dossier de presse du plan pauvreté, qui promet "une meilleure prise en charge des soins pour les personnes âgées, en réduisant leurs dépenses de santé, et les personnes en situation de handicap, grâce à la prise en charge intégrale de certaines de leurs dépenses, comme les fauteuils roulants. Le gouvernement évalue à 200.000 personnes supplémentaires les bénéficiaires de la CMU-C.

Au-delà de cet axe "insertion", Emmanuel Macron a dévoilé une série de mesures visant à prévenir la pauvreté dès la petite enfance, avec une réforme des modes de garde, la construction de crèches, un plan de formation pour 600.000 professionnels de la petite enfance, ainsi qu'un fonds d'investissement social de 100 millions euros. Celui-ci financera des projets sur le développement complet de l’enfant, l’accompagnement éducatif renforcé, les parcours d’insertion des jeunes de 16 à 25 ans, et l’accès aux droits et aux services, en particulier pour les jeunes.

En savoir +

Consulter le dossier de presse de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Sabine Dreyfus

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)