Coup de pouce au pouvoir d’achat dès le 1er janvier

"Pouvoir d'achat : coup de pouce dès le 1er janvier", annonce Le Figaro en "une". Ce quotidien précise que "le gouvernement veut aller très vite pour traduire en actes les mesures annoncées la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, en faveur du pouvoir d'achat". Un projet de loi sera présenté le 12 décembre en Conseil des ministres, puis "aussitôt" transmis à l'Assemblée nationale. Quant à l'adoption définitive de ce texte, il ne pourra probablement pas intervenir avant la fin janvier.

La Tribune (page 25) résume les quatre mesures phares du projet : le déblocage des fonds de la participation, la mise en œuvre d'une prime de 1.000 euros défiscalisés et sans charges dans les entreprises de moins de 50 salariés, le rachat des jours de RTT et la monétarisation des comptes épargne temps. Enfin, l'augmentation des loyers sera indexée sur l'indice des prix à la consommation.

Le quotidien Les Echos (page 4) précise que le paiement des jours de RTT non pris ou stockés sur un compte épargne temps devrait être exonéré de charges sociales dans la limite de dix jours. Cette possibilité de rachat se fera "de gré à gré", en d'autres termes elle ne nécessitera pas d'accord collectif. "Elle sera ouverte jusqu'à fin juin pour les jours accumulés au 31 décembre 2007", poursuivent Les Echos.

Selon La Tribune (page 25), le rachat des RTT séduit déjà les DRH et les dirigeants de PME, notamment dans les secteurs où les jours de RTT sont nombreux. Parallèlement, le Premier ministre a chargé les ministres de la Santé et des Comptes publics d'ouvrir des négociations à la fois sur ce rachat et sur l'harmonisation progressive des régimes des heures supplémentaires dans le public et dans le privé. François Fillon propose également la mise en œuvre "d'un plan de rattrapage des heures supplémentaires non payées" pour le personnel hospitalier. De son côté, le ministre du Logement est chargé d'engager une concertation avec les professionnels du secteur pour tenter d'obtenir la réduction des cautions et du dépôt de garantie.

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Face à cette "pandémie", qui connaît une croissance annuelle de 5,7%, le collectif "Obésité : protégeons nos enfants" demande "l'adoption prochaine d'une loi de prévention de l'obésité infantile", rapportent Le Monde (page 16) et Métro (pages 2 et 3). Les associations de parents d'élèves et l'UFC-Que choisir exigent notamment l'encadrement de la pub télé pour les produits gras ou sucrés, le retrait des confiseries au niveau des caisses dans les grandes surfaces et des recommandations nutritionnelles dans les cantines scolaires.

En France, 87% des publicités télévisées visant le jeune public portent toujours sur des produits très gras ou sucrés, relève La Croix (page 5). Depuis février dernier, ce type de publicité doit comporter un message sanitaire sensibilisant aux risques d'une mauvaise nutrition. Enfin, Libération (page 16) souligne le poids des inégalités géographiques et sociales dans la répartition de l'obésité en France.


John Sutton

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