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Coup d’accélérateur sur le service civique

Hier, à l'occasion de la présentation de ses vœux "à la jeunesse et aux forces de l'engagement", François Hollande a confirmé son intention d'étendre le service civique volontaire en déployant des moyens conséquents.

Ce dispositif, qui permet aux moins de 25 ans d'effectuer une mission d'intérêt général de six à douze mois, a attiré près de 60.000 jeunes l'an dernier, rappellent Les Echos (page 4). L'objectif de 2017 avait fixé entre 150.000 et 170.000 le nombre de jeunes volontaires. Le chef de l'Etat a décidé d'accélérer le mouvement en misant sur "la moitié d'une classe d'âge", c'est-à-dire 350.000 jeunes, à l'horizon 2018.

Pour ce faire, le budget consacré au service civique va passer de 300 millions d'euros cette année à "un peu plus d'un milliard en 2018", a annoncé François Hollande, rapporte lemonde.fr.

L'agence du service civique devrait par ailleurs être renforcée pour devenir un haut commissariat à l'engagement auprès du Premier ministre, a indiqué le président de la République. Présidée par François Chérèque, la structure verra son budget passer de 229 millions d’euros à 391 millions d’euros en 2016.

"Au-delà du financement, remarquent Les Echos, il sera très compliqué de trouver suffisamment de missions pour autant de jeunes chaque année, alors que nombre de demandes restent déjà sans réponse." Dans ce contexte, explique lemonde.fr, "les différents ministères, les services de santé ainsi que les associations et fédérations sportives ont été priés d’étoffer leurs offres rapidement".

D’autres réserves vis-à-vis de l'efficacité du service civique se font également entendre. La Cour des comptes, par exemple, souligne qu'il atteint "partiellement" sa mission de mixité sociale et qu'il parvient difficilement à être un tremplin pour l'emploi pour les "décrocheurs du système scolaire".

Certains redoutent par ailleurs que le service civique "prenne la place d'emplois salariés, même si des garde-fous existent (interdiction d'effectuer des missions attribuées à un salarié ou à un agent depuis moins d'un an). Dans les faits, de nombreux jeunes diplômés se tournent vers le service civique faute de trouver un premier emploi", observe lemonde.fr.

A lire aussi – Prix des médicaments : nouvelles règles

Un accord-cadre triennal vient d'être conclu entre le Comité économique des produits de santé (CEPS), sous la houlette de son nouveau président, Maurice-Pierre Planel, et la Fédération des entreprises du médicament (Leem). Il prévoit une "préférence conventionnelle", expliquent Les Echos (page 13), c'est-à-dire que "le gouvernement s'engage à consulter ses partenaires industriels quand un médicament très coûteux pour les finances publiques arrive sur le marché, afin de trouver une solution négociée plutôt que de voter une loi". "Le mécanisme exceptionnel de taxation du traitement de l'hépatite C est dans toutes les têtes", souligne le quotidien, qui rappelle que le Sovaldi® avait fait l’objet d'une taxe en 2014, inscrite dans le budget de la Sécurité sociale.

Un "comité de pilotage de la politique conventionnelle" (CPPC) réunissant des acteurs de l'industrie et du gouvernement sera donc mis en place, "afin d'échanger des données et surtout des prévisions sur les nouveaux anticancéreux, anti-Alzheimer, antidiabétiques qui pourraient changer la donne budgétaire", note le quotidien.

L'accord s’intéresse également à l'évaluation médico-économique du médicament dans le processus de fixation du prix, sans comparaison, toutefois, avec le modèle des pays anglo-saxons, "où les demandes de remboursements sont systématiquement examinées à la lumière du rapport entre le coût budgétaire et l'efficacité du traitement".

En bref

Social

  • "La part des jeunes dans les dépenses de protection sociale a décru." Dans une note publiée aujourd’hui, France Stratégies, l’organisme économique rattaché à Matignon, indique que la part des dépenses de protection sociale affectée aux moins de 25 ans est passée de 4% du PIB à 3,6% entre 1979 et 2011. En comparaison, les sommes versées aux plus de 60 ans ont explosé : en trente ans, leur part est passée de 11% à 17,2% du PIB, alors que dans le même temps le "gâteau" de la protection sociale s'agrandissait de 23% à 31% du PIB. Les Echos page 4.
  • "Complémentaires santé : tout ce qui va changer." A l'occasion de la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés depuis le 1er janvier, 60 millions de consommateurs réalise un dossier dans lequel sont analysées et comparées certaines offres. Le magazine met également l'accent sur la situation des retraités, indépendants, et inactifs, qui n'ont pas la chance de profiter d'une complémentaire d’entreprise. 60 millions de consommateurs pages 22 à 33.
  • "Subutex® : le docteur Furlan condamné." Le médecin de Moselle, Jacques Furlan, accusé d'avoir escroqué l'assurance maladie en prescrivant trop facilement du Subutex® à des toxicomanes, a été condamné hier à deux ans de prison avec sursis et deux ans d'interdiction d’exercer. La caisse primaire d'assurance maladie se voit attribuer plus de 160.000 euros de dommages et intérêts. Le médecin est également condamné à 50.000 euros d'amende. Libération page V.
  • "L'iode distribué aux voisins des centrales." De nouveaux comprimés d'iode vont être distribués aux habitants proches d'une centrale nucléaire, pour remplacer ceux de 2009, bientôt périmés. La distribution, gratuite, débutera en pharmacie en février. Elle concernera 427.000 foyers et 70.000 établissements recevant du public. En cas d’accident nucléaire, l'ingestion d'iode stable (iodure de potassium) est "un moyen efficace" de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'atmosphère et risquerait d'entraîner des cancers, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le Parisien/Aujourd'hui page 11.

Santé

  • "Le boom des médecines douces révélé par… les Pages jaunes." Selon les résultats du dernier baromètre PagesJaunes santé révélés aujourd’hui, en 2014, plus de 4,8 millions de recherches ont porté sur les médecines dites alternatives, soit un bond de plus de 61% par rapport à 2013. Le médecin généraliste reste toutefois la profession médicale la plus recherchée (13,9% des requêtes), devant le chirurgien-dentiste (10%), les kinésithérapeutes (6,2%), les ophtalmologistes (5,9%) et les radiologues (4,5%). Le Parisien/Aujourd'hui page 10.
  • "Cancer : les nouvelles façons d’opérer." L'hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) annoncera ce matin être le premier au monde à pouvoir opérer des seins à l'aide du robot chirurgical Da Vinci Xi. Il y a un mois et demi, en toute discrétion, une intervention de ce type a en effet été réalisée sur une jeune femme de 39 ans. Cette technique, déjà utilisée en urologie et en gynécologie, autorise une chirurgie dite mini-invasive. Elle permet d'ôter un sein et de le reconstruire dans une même intervention, en pratiquant de petites incisions cachées sous l'aisselle, ce qui limite le préjudice esthétique. Le Parisien/Aujourd'hui pages 2 et 3.

Et aussi

  • Marisol Touraine, la ministre de la Santé, présente ce matin son plan d'action "vers la rénovation de la politique vaccinale". La députée Sandrine Hurel était chargée de formuler des propositions pour améliorer le taux d'adhésion des Français à la vaccination, qui ne cesse de décroître. Le Parisien/Aujourd'hui page 11.
  • Des "virus guérisseurs", appelés bactériophages, comme alternative aux antibiotiques. La Croix page 13.
Frédéric Lavignette

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