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Convention médicale : négociations tendues

La dernière séance de négociations sur la nouvelle convention médicale a une fois de plus tourné court. Après le syndicat des chirurgiens, qui avait déjà claqué la porte le 23 juin 2016, deux autres syndicats se sont en effet retirés de la table des discussions, le 7 juillet 2016.

Comme le rapportent Les Echos, la CSMF et le SML ont ainsi tenus à manifester leur opposition aux propositions de l'assurance maladie, rejoints par le président de la FMF. Jean-Paul Hamon a toutefois laissé des observateurs de son organisation sur place aux côtés des représentants de MG France, dernier interlocuteur à être resté lors de cette séance.

"Il faut dire que sur les quelque 750 millions d'euros que l'assurance maladie est prête à mettre au pot, 450 millions iront financer l'augmentation du tarif de la consultation des généralistes", explique le quotidien économique.

Les tarifs de la consultation chez les généralistes pourraient en effet passer de 23 à 25 euros. Le calendrier annoncé prévoit une hausse en deux temps : un euro supplémentaire en avril 2017, un autre en 2018.

Le principal syndicat de généralistes souhaite toutefois que la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) revienne sur ce tempo. "Vingt-cinq euros, c'est maintenant", sinon "il n'y aura pas de convention", prévient son président Claude Leicher.

Les spécialistes, qui se sont retirés des discussions, s'estiment de leur côté lésés par cette mesure qui absorbe les deux-tiers du budget mis sur la table par l'assurance maladie.

Selon Jean-Paul Hamon, la Cnam, au lieu de donner "un signal fort" aux spécialistes, "n'a pas pris la mesure de l'ampleur de la désertification médicale qui se prépare". Même ressenti pour Jean-Paul Ortiz de la CSMF : "La CSMF n'acceptera pas d'accompagner la disparition de spécialités entières en médecine libérale".

Ces nouvelles tensions, observent Les Echos, ne signifient pas pour autant la fin des négociations. Assurance maladie et syndicats doivent se retrouver le 13 juillet pour une nouvelle séance. Ensuite, indique le quotidien, trois jours de discussions ont été programmés à compter du 19 juillet "afin de trouver un compromis". Faute d'accord, une séance de rattrapage pourrait avoir lieu le 26 août, avant le renvoi du dossier au médiateur Bernard Fragonard en cas de nouvel échec.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)