Convention médicale : les médecins s’impatientent

L'ultime réunion thématique qui s'est tenue mercredi 23 juin 2016 entre les syndicats de médecins libéraux et l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) sur la future convention médicale s'est conclue de façon plutôt agitée. Plus exactement, rapportent Les Echos, elle s'est achevée par une "sortie théâtrale" de la CSMF, qui "signe le début de la foire d'empoigne".

Le principal syndicat de la profession reproche en effet à l'Uncam de n'avoir pas chiffré les mesures discutées lors de ces négociations conventionnelles entamées en février.

Pour le moment, rappelle le quotidien économique, "l'assurance maladie n'a fait qu'égrener des propositions : meilleure prise en charge de l'assurance-vieillesse des libéraux, revalorisation de 2 euros de la consultation des généralistes, recentrage du dispositif anti-déserts médicaux , aide à l'organisation des cabinets, lutte contre les dépassements d'honoraires , nouvelles incitations sur objectifs de santé publique...".

Or, les médecins commencent à s'impatienter. Dans un communiqué, la CSMF explique que "seule une proposition de texte conventionnel avec éléments chiffrés permettra d'ouvrir enfin de véritables négociations conventionnelles".

Même sentiment du côté de l'Union des chirurgiens et anesthésistes, le Bloc, dont les tarifs n'ont pas été revalorisés depuis cinq. "Les médecins ont placé tant d'espoir dans la future convention que la déception paraît inévitable", écrivent Les Echos, surtout au regard d'un objectif de hausse des dépenses maladie historiquement bas (+1,75% en 2017)."

Pour sa part, Nicolas Revel, le directeur général de l'Uncam, estime que "l'architecture générale de la convention" a bien avancé : "Il nous reste maintenant à fixer les niveaux. C'est normal que dans cette dernière ligne droite, les discussions soient plus tendues."

En tout état de cause, observent Les Echos, "les généralistes devraient être les grands bénéficiaires de la convention, étant donné les priorités sanitaires : prévention, désengorgement des hôpitaux et accès aux soins". Et même si un accord ne peut être conclu sans la signature de la CSMF, "il faudra veiller aussi à la situation des autres spécialités médicales qui ont toute leur place dans la prise en charge des patients en ville", tempère Nicolas Revel.

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Frédéric Lavignette

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