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Contre les franchises médicales

Après avoir pris position début août dans de nombreux médias, le président de la Mutualité française renouvelle ses critiques à l'égard de la création prochaine de trois franchises médicales dans Pèlerin magazine du 23 août (pages 10 à 13). Pour Jean-Pierre Davant, "cette mesure malmène la solidarité, qui est à la base de notre système". "Il serait souhaitable que des négociations s'ouvrent à la rentrée entre les organismes complémentaires et le gouvernement afin de trancher la question de la prise en charge des franchises médicales" par les mutuelles, indique le président de la Mutualité française.

Sous le titre: "Franchises: soyons francs!", le secrétaire général de Force ouvrière, exprime également son opposition dans une tribune libre publiée dans Les Echos (page 11). "Comment ne pas comprendre qu'une franchise peut conduire à retarder certains soins dits de petit risque, ce qui rappelle le vieux débat entre gros risque et petit risque, visant à privatiser l'assurance maladie", fait observer le dirigeant de FO.

"Certains rétorqueront que pour être plus “juste”, une franchise doit être proportionnelle aux revenus. Ce serait demander aux classes moyennes, déjà fortement mises à contribution de manière générale, de payer plus, ce qui ne pourrait qu'inciter, à terme, à briser les solidarités […]", poursuit- il. Ce matin sur France Inter, Gaby Bonnand, secrétaire national CFDT chargé de la protection sociale, a également fait part de son mécontentement sur les franchises.

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Le Haut Conseil de l'Education remet aujourd'hui son rapport annuel au président de la République. Celui-ci pointe les piètres performances des élèves et suggère de centrer les efforts sur la maternelle et le primaire, indique Libération (page 2). Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300.000 élèves, sortent du CM2 sans maîtriser les connaissances de base. Selon ce rapport, "le collège marche bien, pas le primaire".

"Pour 60% des élèves, cela se passe très bien, pour 15% très mal et, entre les deux, il en reste 25%, une population intermédiaire qui n'est pas en situation de faire des études au collège dans de bonnes conditions", estime cet organisme. Le rapport souligne que si l'école repère vite et bien la difficulté scolaire, elle est défaillante à la traiter, livrant les élèves à un échec statistiquement annoncé.

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé vendredi sur Europe 1 qu'il allait "s'inspirer" de ce document "pour faire en sorte que l'école primaire soit plus réactive, plus centrée sur les fondamentaux, et surtout, qu'elle se préoccupe de ceux qui sont le plus en difficulté ".

"A quoi sert l'école ?", s'interroge l'éditorialiste de Libération (page 3). "On croyait que la plupart des insuffisances émergeait au collège, et voilà que […] la sacro-sainte école primaire, emblème du modèle hérité de Jules Ferry, est touchée de plein fouet. Pire, la maternelle, fierté de notre pédagogie tricolore, n'est pas épargnée", relève Renaud Dély.

Sa conclusion est sévère à l'égard du gouvernement : "Même si le primaire échappe en grande partie aux coupes décrétées par le nouveau pouvoir, il est affligeant de constater que ces gouvernants, qui fustigent la faillite de l'Education nationale, commencent par lui rogner les ailes en supprimant plus de 11.000 postes."