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Contraception : doutes sur les implants Essure

Adopté par 240.000 femmes depuis 2001, le dispositif contraceptif Essure, du laboratoire Bayer, fait l'objet de plusieurs plaintes, suite à des effets secondaires. Les plaignantes réclament la désignation d'un expert judiciaire.

Pour le moment, seuls trois dossiers de plaintes ont été constitués par Maître Charles Joseph-Oudin. Mais d'autres pourraient suivre, prévient Libération, car les dossiers de 350 autres femmes sont actuellement à l'étude dans le cabinet de cet avocat, connu pour être celui des victimes du Médiator et de la Dépakine.

Son nouveau combat : défendre celles qui, parmi les 240.000 femmes ayant adopté la méthode de contraception définitive Essure, sont victimes d'effets secondaires.

Commercialisée depuis 2001 par le laboratoire Bayer, rappelle le quotidien, cette méthode consiste en "la pose de micro-implants en nickel et en titane dans les trompes de Fallope, qui entraîne leur obstruction par fibrose".

Plutôt simple techniquement, l'implantation se fait en chirurgie ambulatoire, sans qu'il soit prévu de retirer les implants. En cas de complications, il faut en revanche procéder à une hystérectomie, soit le retrait des trompes et de l'utérus.

Les premiers signes de ces complications peuvent se caractériser par des pertes de mémoire, des vertiges, des douleurs musculaires, et des baisses de l'audition et de la vision. C'est en tout cas les symptômes décrits par les plaignantes, qui ont fait le rapprochement entre leurs malaises et la pose de leur dispositif de stérilisation. En 2016, l'une d'elles fut même déclarée travailleuse handicapée.

Pour le laboratoire allemand, ces déclarations sont "dénuées de fondement", écrit Libération. Au mois de mars, les plaignantes ont réclamé, auprès du tribunal administratif, la désignation d'un expert judiciaire "pour établir le lien de causalité entre les implants et leurs problèmes de santé".

Le délibéré, qui doit être rendu le 5 mai 2017, permettra de décider si un expert doit être ou non nommé et, le cas échéant, de déterminer qui devra payer les frais d'expertise. En tout état de cause, Bayer refuse de retirer ses implants du marché, malgré les demandes formulées auprès de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) par l’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’information sur la stérilisation tubaire).

Pour l'heure, signale la journaliste Gaelle Coudert, l’ANSM retient "un rapport bénéfice-risque positif", même si les implants sont "sous surveillance renforcée".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)