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Contraceptifs hormonaux : un lien avec le cancer du sein

Les contraceptifs hormonaux favoriseraient le risque de développer un cancer du sein, indique une étude danoise. Plus le traitement s'inscrit dans le temps, plus les risques sont importants.

Les contraceptifs hormonaux permettent d'éviter les grossesses mais augmentent les risques de cancer du sein. Après avoir suivi pendant plus de dix ans près de 1,8 million de femmes âgées de 15 à 49 ans et utilisatrices de ce type de contraception, une équipe de chercheurs danois et écossais vient de confirmer cette corrélation que plusieurs analyses avaient déjà évoquée par le passé. Cette fois, souligne Le Monde, les résultats de l'étude publiés dans le New England Journal of Medicine précisent que le risque relatif de développer le cancer du sein augmente de 20% chez les femmes prenant des contraceptifs hormonaux, ou l'ayant fait récemment.

Plus précisément, les chercheurs ont mis en évidence qu'un "cancer du sein supplémentaire sera découvert parmi 7.690 femmes prenant ce type de contraception pendant un an", indique le quotidien.

Sur la cohorte de femmes suivies dans le cadre de l'étude, poursuit France Info, 11.517 cas de cancer du sein ont ainsi été recensés. Le sur-risque, note l'étude, dépendrait de la durée d'utilisation des contraceptifs hormonaux : si cette dernière est inférieure à un an, le risque est quasi-nul.

En revanche, une utilisation supérieure à dix ans l'augmente de 26 à 51%. "Pour les dispositifs intra-utérins, ce sur-risque est estimé entre +11% et +33%", rapporte encore le site de la radio.

Il est également à noter que cinq ans après l'arrêt du traitement contraceptif, ce risque persiste. Toutefois, précise Le Monde, "aucun risque n'a été retrouvé chez les femmes qui avaient auparavant eu recours à ces médicaments pendant moins de cinq ans".

Pour réaliser cette étude, les auteurs admettent n'avoir pas tenu compte de certains facteurs pouvant influencer le risque d'apparition du cancer du sein. Entre autres paramètres figurent l'âge des premières règles, le fait d'allaiter au sein, la consommation d'alcool ou l'activité physique.

Ils indiquent également que leur constat, bien que préoccupant, ne doit pas faire oublier les bénéfices de ce genre de contraception. En particulier, la protection contre certains autres cancers, tels que celui des ovaires, de l'endomètre et peut-être le cancer colorectal.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)