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Congrès de la Mutualité : lever de rideau sur le reste à charge zéro

Le président de la République dévoilera ce mercredi 13 juin 2018 ses arbitrages concernant le reste à charge zéro en optique, audioprothèse et dentaire. Concernant son coût, "il est encore difficile d'évaluer l'effort global que devront fournir les complémentaires santé", estime le président de la Mutualité Française.

C’est ce mercredi 13 juin 2018 que s'ouvre, à Montpellier, le 42e congrès de la Mutualité Française. Le président de la République prononcera "un discours stratégique sur une nouvelle manière de prévenir les grands risques sociaux comme le chômage, la maladie et la retraite", indique Le Point.

Parmi les sujets évoqués par Emmanuel Macron figurera inévitablement l'une des mesures-phares de sa campagne : le reste à charge zéro pour les prothèses optiques, auditives et dentaires. Sur ce sujet, le président de la Mutualité Française, dans un entretien aux Echos, rappelle que la Mutualité Française partage "l'esprit" de la réforme, appelant toutefois à la prudence "en attendant que soit rendu public l'arbitrage" encore en cours sur le reste à charge zéro pour les prothèses auditives et optiques.

En matière dentaire, l'accord conclu entre les dentistes et l'assurance maladie plafonne le prix des prothèses et revalorise les soins conservateurs. Son coût est estimé à près de 490 millions d'euros par an aux complémentaires. Pour l'ensemble du dispositif, "il est encore difficile d'évaluer l'effort global que devront fournir les complémentaires santé", estime Thierry Beaudet dans Les Echos.

Interrogé ce matin par Yves Calvi, sur RTL, sur une éventuelle hausse des tarifs des complémentaires, Thierry Beaudet a indiqué attendre la décision finale d'Emmanuel Macron "pour apprécier l'équilibre général de la réforme". "Le président de la République dit qu'il faut responsabiliser les acteurs. En l'occurrence, tous les acteurs doivent être responsabilisés. Le zéro reste à charge ce n'est pas uniquement une question de remboursement par les mutuelles", a-t-il fait valoir.

Dans un premier temps, estime le président de la Mutualité Française dans le quotidien économique, le reste à charge zéro devrait provoquer un effet rattrapage. "Les personnes qui ont renoncé à se soigner en attendant la réforme pourraient se précipiter demain chez le dentiste ou l'opticien."

L'impact ne se fera pas uniquement en termes d'accès aux soins. Il sera aussi d'ordre économique entre des complémentaires, qui gèrent surtout des contrats collectifs d'entreprise (à savoir les personnes actives), et les mutuelles, qui "protègent beaucoup de personnes précaires et de seniors".

Les premières auront moins de remboursements de prothèses auditives que les secondes, qui "vont être lourdement mises à contribution". Il est probable que "nous aurons des dépenses supplémentaires en audioprothèses et en dentaire, aurons-nous des moindres dépenses en optique, c'est ça la question de fond", s'est-il interrogé sur RTL.

Concernant le contenu des nouveaux paniers de soins proposés par la réforme, Thierry Beaudet les considère, dans Les Echos, comme "un progrès pour l'accès aux soins des Français". Mais, ajoute-t-il, "nous nous serions bien passés du panier à reste à charge modéré". En effet, "il nous semblait important de préserver la liberté du patient, du professionnel de santé et de la mutuelle".

Par ailleurs, l''dée d'"une labellisation administrative des professionnels de santé" lui paraît superflue. Des réseaux de soins mutualistes existent, et demain, observe-t-il, "ce sont eux qui vont garantir la qualité et le juste prix d'une paire de lunettes ou d'une prothèse".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)